[Concours n°3] Les votes

 
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Shadow
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MessagePosté le: Mer 28 Juil - 15:59 (2010)    Sujet du message: [Concours n°3] Les votes Répondre en citant
Je pense qu'Horizon a zappé le concours, car elle n'avait déjà pas envoyé sa fanfiction à Mew. Enfin il me semble,et comme j'ai pas réussi à contacter Mew...         
Bref, j'ai bien reçu les fanfictions des autres donc les voici, les voilà. Désolée pour le retard énorme, vraiment. House04          
Il y avait des mots imposés qui apparaitront en gras, en rouge, ou les deux (j'ai déjà mis 15 ans à faire le post donc j'avoue que j'ai pas vérifié à 99%... Déjà j'espère que les mises en page ont pas été trop massacrées... Si c'est le cas je m'excuse encore une fois House04 )        
 
Bonne lecture & votez pour votre fanfic préférée!
"Je suis coincée, House.....je veux juste savoir si ça peut marcher entre nous....je t'aime."        
 
 
 
Ouvrant difficilement les yeux, House n'eut aucun mal à deviner qu'il était encore très tôt, trop tôt même. Passant lentement sa main droite sur son cou, il ne tarda pas à faire la grimace sentant sous ses doigts la plaie datant de quelques heures à peine causée par l'effondrement qu'ils avaient subi lui, le pompier et Hannah.         
Hannah...voilà quelqu'un qui resterait longtemps dans l'esprit du médecin. Elle était morte, morte alors qu'il avait agit comme il le devait. Et ça, ça n'avait rien de normal. Tout comme le fait d'avoir agit correctement – ou à peu près – envers ses proches. Il n'avait pas mis tout en œuvre pour faire rompre Sam et Wilson, et dieu sait pourtant qu'il en rêvait, mais il ne l'avait pas fait. Et puis, il n'avait finalement pas manigancé – ou très peu – pour que Cuddy quitte Lucas, et pourtant...        
 
 
« Déjà réveillé ? »        
 
 
Plissant légèrement les yeux, il eut tout d'abord du mal à aborder une vision correcte mais cela ne dura que quelques secondes. Elle se tenait là, devant lui, debout en tenue de sport, les cheveux attachés d'une queue haute, ce qui lui allait à ravir. Cependant, elle semblait tout aussi épuisée que lui.         
 
 
« Oh non...là ce n'est que la première phase du réveil. »        
 
 
Il la fit sourire, ce qui le rassura, il n'avait apparemment pas perdu toute aptitude à faire rire les gens, c'était déjà ça.         
C'est alors qu'il réalisa. A son souvenir, il ne s'était rien passé entre eux cette nuit, si ce n'est qu'ils étaient allés chez elle, mais s'il se souvenait bien, ils s'étaient endormis comme deux gosses...        
 
 
« Est-ce qu'on... »        
« Non. »        
« Oh. »        
 
 
Nom de dieu, il en avait tellement rêvé de ce jour où ils se retrouveraient enfin tous les deux, il l'avait imaginé de toutes les manières qu'il soit, mais certainement pas comme ça. Pas en s'engueulant, en s'envoyant les pires vacheries à la figure pour finalement s'avouer vaincus et se perdre dans les bras de l'autre dans sa salle de bain. Non, ça il ne l'avait vraiment jamais envisagé. Ce qu'il avait encore moins imaginé, c'était bien le fait qu'ils se couchent dans le même lit sans rien faire de plus que succomber aux bras de Morphée, si on lui avait dit ça un jour, il se serait sacrément bien marré. Et pourtant.         
 
 
« Je dois aller à l'hôpital. »        
« Quoi, déjà ? »        
« Ils ont besoin de monde aux urgences. Wilson n'a pas quitté l'hôpital de toute la nuit, je vais prendre la relève. Tu ferais mieux de te lever toi aussi. On a besoin de monde là-bas. »        
« J'ai assez donné pour aujourd'hui. »        
« House... »        
« J'ai dit non. »        
 
 
Il ne semblait même pas en colère, malheureux peut-être un petit peu, mais pas en colère. La mort d'Hannah était certainement la raison de ce soudain refus de retourner à l'hôpital. Pourtant, la pauvre n'était pas décédée là-bas, ce n'était pas comme s'il allait revoir le lieu de sa mort...        
 
 
« Elle serait morte de toute façon. »        
« Je sais. »        
« Alors viens. »        
 
 
Soupirant, il se massa la cuisse, il avait mal, cette histoire l'irritait et cela se répercutait donc au niveau de la douleur qu'il ressentait sans cesse à la jambe droite.        
 
 
« Tu pourrais me donner de l'ibuprofène ? »        
« Est-ce que tu vas venir ? »        
« Alors quoi ? Si je ne viens pas, tu vas me priver d'anti-douleurs ? »        
« Bien sûr que non...on doit aller à l'hôpital. »        
 
 
House savait qu'elle avait raison, de toute façon Hannah n'avait été qu'une patiente parmi d'autres, il ne devrait pas avoir trop de mal à passer au dessus de cette histoire. Et puis, il devait se dire aussi que sans cette jeune femme, sans son décès, il n'en serait certainement pas là où il en était présentement avec Cuddy.         
 
 
Onze heures du matin________________________________________________________________________________« House ! »







 
Il avait à peine eu le temps d'arriver, de mettre un pied dans le hall de l'hôpital que Wilson lui sautait déjà dessus. Essayant d'accélérer le pas malgré sa jambe, House fut bien trop vite rattrapé par son ami. Soupirant, Gregory leva les yeux au ciel en comprenant qu'il allait avoir le droit à un long discours sur la culpabilité par rapport au fait de perdre un patient.
 
« Je suis étonné que tu n'aies pas débarqué directement après ton service à mon appartement. Je vois que ta nouvelle futur-ex te tient par le collet. »« Foreman m'a dit pour ta patiente. Je suis désolé. » 
« Pas moi. »

« Évidemment, tu fais celui qui...wow wow...wow...c'est quoi ça ? »







 
Wilson passa ses doigts sur le col de la chemise de House pour l'abaisser et ainsi avoir une meilleure vision de ce qu'il pouvait observer en ce moment. Était-ce bien ce qu'il voyait en ce moment ?
 
« Gregory House ! »« Quoi ?! »


 
House se dégagea de l'emprise de son ami en bronchant.
 
« Je vois que tu t'es vite remis de la nuit dernière....elle s'appelle comment ? »« C'est pas parce que tu as trouvé une bobonne pour occuper tes nuits que tout le monde doit faire pareil tu sais. »
« Tu détournes la conversation, donc...tu ne veux pas me dire d'où provient ce suçon dans ton cou. Au moins la prochaine fois, mets de la glace pour réduire un minimum les dégâts. »




 
Un suçon...? Comment ça un suçon ? Lui qui pensait qu'il était en train de lui parler de sa blessure...qu'est-ce que c'était que cette histoire exactement ?! Étonné, House se passa une main dans le cou et découvrit en effet une petite parcelle de peau légèrement irritée. Lisa. Hier soir. Évidemment. Souriant sans vraiment s'en rendre compte, House se remémora la nuit précédente. L'arrivée de Lisa chez lui, l'aveu qu'elle lui avait fait, lui l'embrassant tendrement puis hésitant pour finalement être rassuré et l'embrasser de nouveau tout en la laissant volontiers mettre plus de ferveur dans leur échange...
 
« House, tu es toujours avec moi ? »« Ouais... »
« Pitié ne me dis pas que tu as payé une prostituée pour oublier la nuit passée... »

« Est-ce que tu savais que Lis...Cuddy allait se marier ? »

« Qu...quoi ? Non ! Attends...comment tu l'as appelée là ? »

« Cuddy. Tu te souviens, celle qui signe ton chèque à la fin de chaque mois. »
« Non non non, attends une seconde, tu n'as pas dit Cuddy, tu l'as appelée par son prénom, et ensuite tu t'es rattrapé. Tu ne l'appelles jamais par son prénom. »
« Est-ce que ça change vraiment quelque chose ? »
« Ça change...tout. Tu n'appelles jamais une femme par son prénom si tu n'es pas...proche d'elle. »
« Tu sais, il y a bien une nuit où on a été très proches elle et moi, si tu vois ce que je veux dire. »
Il lui fit un clin d'œil pour accompagner ses propos tout en espérant qu'il lâcherait l'affaire là.
« Non ça ne colle pas. Ça remonte à vingt ans ça. Tu n'aurais aucune raison de l'appeler par son prénom vingt ans après sauf si tu... »
Wilson ouvrit de grands yeux en observant son ami comme s'il était un extra-terrestre. Et quel extra-terrestre ! L'extra-terrestre qui lui cachait apparemment quelque chose de primordial par rapport à Cuddy et lui. Soudain, un léger sourire malicieux vint se poser au coin de ses lèvres.
« Gregory House ! Tu as couché avec elle ! »
« Non ! Elle... »
« Oh mon dieu ! Alors c'est ça ? »
« Tu n'y es pas...elle est venue chez moi après qu'Hannah...enfin bref, elle a quitté Lucas, elle est venue me le dire, elle m'a avoué ses sentiments et on s'est embrassé. Voilà t'es content ? Tu me lâches maintenant ?! »
Wilson n'en revenait pas, ce qu'il venait d'entendre...c'était tellement surréaliste. Cuddy qui avouait ses sentiments à House alors qu'elle tentait désespérément de les refouler depuis des années.
« Et vous avez... »
« Non ! »
Révélation faite, House fila vers un ascenseur qui s'ouvrait non loin de lui, il s'y engouffra laissant un Wilson tout penaud qui n'arrivait pas encore à y croire. House et Cuddy étaient finalement ensemble.







 
Entrant dans la salle de diagnostic, House fut surprit de voir son équipe qui parlait dans un coin et qui semblait ennuyée. Puis, lorsqu'ils virent House arriver, ils cessèrent aussitôt de parler. « Qu'est-ce qui se passe ici ? »« On ne s'attendait pas à vous revoir aussi rapidement. » Déclara alors Foreman.

« Ouais ouais...bon on a un cas ? »

« Non, vous pouvez rentrer pour vous... »

« Non mais qu'est-ce qui vous prend ?! Arrêtez de vous occuper de moi comme si j'étais un chiot perdu nom de dieu et dîtes-moi plutôt ce qui vous donne cet air aussi abattu ! »







 
Foreman tiqua. Depuis quand leur patron faisait-il des comparaisons avec des chiots ? A croire qu'il prenait un air...mignon. Ce qui, chez House, était évidemment impensable.
 
« Il y a une lettre sur votre bureau... » Avoua soudainement Taub. « Mais encore...? »
« C'est assez explicite. »




 
House leva les yeux au ciel et se dirigea dans son bureau malgré sa jambe qui le tiraillait encore et toujours. Une fois arrivé, il trouva effectivement une lettre posée en évidence sur son bureau. Sa jambe le faisant décidément trop souffrir aujourd'hui, House s'installa dans sa chaise de bureau et lut la lettre.
 
Vous aviez raison, je ne verrai certainement jamais mes cinquante ans House. J'ai besoin de quelque temps pour moi. Je vous laisse deviner pourquoi. Ne cherchez pas à me remplacer par l'une de ses bimbos auxquelles on aperçoit le string, vous n'avez pas fini d'entendre parler de moi. Ou sinon, présentez-la moi, on ne sait jamais.
Rémy.        


 
Massant sa cuisse machinalement, House reposa la lettre sur son bureau ne prenant même pas soin de la replier laissant ainsi à quiconque la possibilité d'examiner son contenu. Soudain, il se leva malgré la douleur.
 
« Je vais voir Cuddy. »
 
Cette fois-ci, il avait fait très attention à ne pas se planter comme il avait pu se planter – en beauté – devant son meilleur ami. Que lui sache, à la rigueur ça pouvait encore passer – quoique Lisa risquait de ne pas apprécier l'idée – mais si son équipe venait à être mise au courant de ce qu'il se passait entre la patronne et lui ; jamais ! Ils n'avaient pas fini de le chambrer sinon.
 
Arrivant dans le bureau de sa supérieure, House ne fut malheureusement pas très surpris en voyant que Wilson s'y trouvait déjà. C'est alors qu'il croisa le regard noir de Cuddy, c'était clair, ça allait barder pour lui.
 
« Toi !! »
 
La voyant se lever comme une hystérique de son fauteuil de bureau pour s'avancer vers lui, House se savait mort à l'avance. Quel idiot aussi, il n'avait même pas tenu dix minutes devant Wilson pour lui cracher le morceau quant aux évènements de la veille. Que pouvait-il dire pour se défendre ? Peut-être que lui sortir l'une de ses blagues douteuses n'était pas la chose la plus appropriée alors il se retint vivement de le faire. Regardant alors son meilleur ami, celui-ci arborait un sourire amusé. Amusé ?! Mais comment pouvait-il être amusé alors que House allait se faire disséminer par Cuddy ?!
 
« T'as pas pu t'en empêcher évidemment, fallait que tu ailles la voir pour qu'elle confirme... »« Ne vas pas le dire coupable House ! Tu es le seul coupable ! »


 
L'air méchant qu'avait Lisa en ce moment ne le rassurait vraiment pas, avait-elle une arme planquée sur elle prête à être dégainée pour le tuer ? House commençait à se le demander.
 
« Tu ne pouvais vraiment pas attendre avant de le dire à la Terre entière ?! »« Oh je t'en prie, il n'est pas la Terre entière ! »
« Tu m'as très bien comprise ! Dois-je m'attendre à voir ton équipe débarquer également en me félicitant ou tu comptes plutôt fêter ça dans un bar en leur compagnie avec une bonne bouteille de Vodka ?! »

« Mais attends, si ça te gêne tellement que tout le monde soit au courant pour nous, tu n'as qu'à me le dire aussi. »

« Il vaudrait mieux que vous... »

« La ferme ! » Répliquèrent aussitôt House et Cuddy alors que Wilson avait tenté de les arrêter au...bon moment ?!
« Tu aurais pu attendre ! »
« T'as honte ? »
« Non ! »
« Alors il est où le problème ? Tu peux me le dire exactement ? »
« Je... »
« Cuddy... » intervint alors Wilson une deuxième fois.
« Quoi ?! »







 
James pointa la porte du bureau ouverte et l'équipe de House qui les observait comme s'ils descendaient tout droit de la planète Mars. Les disputes entre Cuddy et leur boss n'étaient pas rares, mais le tutoiement lui....c'était une affaire à laquelle personne dans cet hôpital n'était habitué, pour le moment. Lisa était devenue pâle en voyant les médecins qui se trouvaient à l'entrée de son bureau, elle s'était tellement énervée qu'elle ne les avait même pas vus – ni entendus – arriver, il devait en être de même pour House qui poussa un long soupir en baissant la tête, il semblait plus agacé qu'autre chose maintenant.
 
« Est-ce qu'on doit...sortir le champagne ? » demanda maladroitement Chase.
 
Le regard noir de Cuddy l'en dissuada complètement.
 
« Je pense que seul le sirop de fraise est accordé à votre âge. » « House ! »
« Quoi ? Je pense qu'ils en savent assez, non ? »

« Alors c'est sérieux ? » demanda Taub n'en revenant toujours pas, tout ce qu'ils venaient d'entendre le clouait littéralement au sol.





 
Cuddy se tourna vers House qui se mit à esquisser un petit sourire malicieux qui ne présageait absolument rien de bon quant à la suite.
 
« Ne t'attends à aucun traitement de faveur. »« Ça fait déjà longtemps que j'y ai le droit Cuddy. »


 
La voyant lever les yeux au ciel, House pensa que c'était le bon moment pour s'éclipser, canne bien en main, il s'avança vers la sortie devancé par les trois médecins restant de son équipe.
 
« Plus un geste. » lança soudainement Cuddy qui les vit alors tous se retourner vers elle l'air interrogateur. « Si une personne de plus de cet hôpital est au courant, vous êtes tous virés...compris ? »

 
Taub acquiesça, trop peureux de se voir déchu de son poste maintenant, Chase lui se mit à sourire en coin tout comme Foreman. Ils connaissaient House sur le bout des doigts, d'ici une demie heure, ce ne serait pas l'hôpital mais toute la ville qui serait mise au courant, celui-ci trop fier de se savoir en couple avec la fameuse Lisa Cuddy.
 
The end.
        
 

--



House poussa un grognement puis ouvrit les yeux au son d’un rire magnifique.  


-Ca y est le dormeur est réveillé ?  


House tourna la tête vers Cuddy, un léger sourire imprimé sur les lèvres.  


-          Le sport que tu m’as fait faire m’a laissé quelques courbatures.   
-          Le docteur House ne serait donc pas en mesure de recommencer ?  

-          Bien sûr que si ! S’exclama-t-il en l’embrassant .
Elle se lova contre lui, alors que ses lèvres se posaient dans son cou. Soudain, House poussa un gémissement qui n’avait rien à voir avec du plaisir. Cuddy qui laissait courir ses doigts sur son torse se figea.  

-          Tu vas bien ?  

-          Mon épaule me lance, grogna House en attrapant son ibuprofène. Mais ne t’occupe pas de ça. Continue !  

-          Fais voir.
House serrait les dents tandis que Cuddy arrachait son pansement. Il commença à gigoter lorsque les doigts agiles de sa compagne coururent sur sa blessure. Finalement, le diagnostitien enfouit sa tête dans son cou, commençant à faire des choses peu orthodoxes  alors qu’elle palpait les contours de la plaie.

-          Greg, j’essaie de me concentrer là !  
 -          Et moi j’essaie de sécréter des endorphines.   

Il recula la tête d’un air satisfait. 

-          Et voilà ! Un nouveau chef d’œuvre pour l’humanité !  
-          Qu…  

Cuddy se toucha la nuque.    

-          Tu m’as fait un suçon ? S’indigna-t-elle. On avait dit pas de marques visibles !


House la regardait un sourire tel qu’elle n’en avait jamais vu sur son visage, une lueur lubrique dans les yeux. Bon Dieu, elle allait lui sauter dessus avant même d’avoir pu le réprimander… Elle décida de jouer sur le même terrain que lui.  

-          Bravo, grâce à toi je suis condamnée à porter des cols roulés.  

Le sourire disparut.  

-          Il est dans ta nuque ! Se justifia-t-il, Tes cheveux le cacheront.  
-          Et si je veux me faire une queue de cheval…  
-          Tu es beaucoup plus belle quand ils sont lâchés… 

Lisa rosit légèrement. La bouche de House revint se poser sur elle mais elle en décida autrement. Elle se redressa rapidement, passant en mode « médecin » et partit chercher la trousse de secours dans la salle de bain. House la regarda partir , un sourire niais étirant ses lèvres . Il fut arrêté dans sa contemplation par la sonnerie de son portable . La voix de Cuddy lui parvint de la salle de bain .
-          Réponds, c’est peut être l’hôpital !

Il se leva , enfila un jean et partit à la recherche de son portable . Il le dénicha sous un coussin du canapé .
-          House .
-          C’est Foreman .
-          On a un cas ?
-          Non .
-          Alors pourquoi vous m’appelez ?
-          Je voulais m’assurer que . . . Rien . Vous ne sauriez pas ou est Cuddy par hasard ?
-          Chez elle je suppose.
-          Je prends ça pour un non . 13 a demissionné , je voulais l’en informer .

House resta silencieux un instant .

-          Sa maladie a évolué ?
-          Elle n’a pas précisé , mais c’est la seule raison plausible .
           Un silence inconfortable s’installa , il fut brisé par un grand fracas venant de la salle de bain . House se raidit.
 -          C’était quoi ça ?

-          Ca ne vous arrive jamais de faire tomber quelque chose ? grogna le diagnosticien .
-          Toujours aussi aimable . commenta son employé . Je vous laisse, il y’a des gens qui travaillent

House raccrocha sans plus de cérémonie . Il jeta un coup d’oeil à la salle de bain puis décida que Lisa se débrouillerait très bien toute seule. Il alla à la cuisine . Cuddy grognait en ramassant les flacons de médicament et les divers produits tombés au sol, maudissant le désordre de son diagnosticien . Elle se redressa et vit enfin la trousse de soins, qui la narguait au fond du placard, la prit,ramassa les derniers flacons qui jonchaient le sol puis se dirigea vers le salon.

-          Et bah t’en as mis du temps !
Il était assis dans la cuisine, attendant que le café ait fini de couler.  

-          Si tu m’avais dit où était la trousse de secours, je serais allée plus vite !  

Elle tira une chaise du bureau, et s’assit en face de lui.


-          Je vais devoir refaire les points de suture.  

House marmonna quelque chose d’inaudible et recommença à serrer les dents. Cuddy observait chacune de ses expressions, essayant de se montrer la plus douce possible. Quand elle eut fini, House transpirait légèrement et sa respiration était un peu plus difficile. Cuddy l’embrassa tendrement et se plaça sur ses jambes, faisant attention à sa cuisse.

-          Le boulot… Tu vas être en retard . Ca ne te dérange pas ?
-          Etant donné ce qu’on a subi hier , on a bien le droit à un peu de repos . J’irai au travail à 10h.
House jeta un coup d’œil à l’horloge, ils avaient deux bonnes heures. Lisa frottait lentement son bassin contre lui, sexe contre sexe. Il captura ses lèvres, passant une main sous la chemise qu’elle lui avait emprunté en se levant, il poussa un grognement de satisfaction en sentant qu’elle ne portait pas de sous vêtements. Le diagnosticien engloba son sein gauche de sa main, puis défit lentement les boutons de la chemise embrassant chaque parcelle de peau découverte. Les mains de la brune se faufilèrent jusqu’à sa ceinture qu’elle défit rapidement. Ils se soulevèrent afin de baisser le jean, puis elle passa la main sur son membre déformant son boxer. House tenta d’enlever ce tissu encombrant mais elle posa ses mains sur les siennes et reprit ses mouvements de bassin.


-          On a tout notre temps, chuchota-t-elle.    

 House frémit et reprit ses caresses. Sa main descendit vers leurs intimités où il exerça une légère pression sur le clitoris de sa partenaire lui arrachant de longs gémissements. Au moment où il glissa un doigt en elle, elle décida que c’était assez pour les préliminaires. Elle se souleva à nouveau et enleva le boxer dévoilant l’objet de tous ses désirs.  

-          Maintenant ! Souffla-t-il d’une voix rauque.  

Un frisson la parcourut et lentement, elle se laissa glisser sur lui. Elle reprit les mêmes mouvements de bassin à la différence près que son amant était en elle. Des gémissements plus forts que les autres emplirent la pièce jusqu’à ce que House, ne tenant plus, donna un violent coup de rein, faisant hurler sa compagne de plaisir. Il se déversa en elle dans un long râle. Après plusieurs minutes passées à encaisser, Lisa se releva non sans déposer un baiser sur les lèvres de son amant qui n’arrivait pas à se défaire de son sourire béat.  

-          Allez hop ! Prépare toi ! On va au boulot !  

-          Tu ne veux pas passer chez toi avant ? Je peux t’emmener.  

-          J’ai ma voiture je te rappelle.  

-          Ah oui… Tu veux manger quelque chose ?  

-          Si c’est bonbons aphrodisiaques et vodka non merci !


-          Oh j’allais te proposer café et tartines à la confiture de fraise mais ta proposition me va !


-          Mmmh va pour la confiture.  


Ils mangèrent dans un silence confortable, se souriant mutuellement. Puis Cuddy partit chez elle afin de voir Rachel et de régler quelques petites choses avec sa nounou. House jeta les morceaux de miroir qui gisaient dans sa baignoire, se doucha, s’habilla, en choisissant presque inconsciemment sa chemise bleue, puis partit au boulot. A peine arriva-t-il dans son bureau que Wilson lui sauta dessus.


-          Tu vas bien ?  
-          C’est Foreman qui t’envoie ?
-          Il m’a dit pour Hannah.  
-          C’est pas la première patiente que je perds !
 -          C’est la première pour laquelle tu t’es autant impliqué, sans compter Foreman…

-          Des patients meurent… Des médecins s’envoient en l’air….  « C’est la vie », s’exclama-t-il.  


House alla dans la salle de conférence, échapant aux questions génantes, et après avoir allègrement envoyé ses larbins faire ses consultations, se rendit dans la chambre du comateux pour regarder tranquillement son soap.  


Deux jours plus tard, dans la salle de bain de Cuddy, 7h43.  

House changeait une couche sous le regard attentif de Cuddy. Durant une journée Rachel l’avait observé en chien de faïence, se demandant qui était « le grand monsieur avec le bâton. » Finalement elle avait décidé qu’il faisait partie des « gentils » et le lui avait montré en lui prêtant une de ses petites voitures . La sonnette retentit.

-          C’est la nounou ! S’exclama House. J’y v…  

-          Non tu restes là ! Répondit Lisa en arborant un sourire amusé, tu n’as pas fini !  

-          Mais ses crottes sont radioactives ! Ca pue ! Ajouta-t-il d’une voix très grave faisant rire Rachel aux éclats.  

Finalement il acheva sa besogne et confia la petite aux bons soins de la nounou. Lisa partit avant lui, histoire de ne pas éveiller les soupçons.  



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House se dirigea vers le bureau de sa compagne, un sourire aux lèvres, une lueur lubrique dans le regard. Il entra puis ferma les stores et verrouilla la porte. Lisa leva un sourcil.


-          Que me vaut cette intrusion ?  

House lui fit son plus beau sourire tout en se rapprochant d’elle. Elle se sentit fondre.  

-          Greg, on avait dit pas au boulot…  
-          Tu sais que tu m’excites avec ta voix suppliante ?  

Il lui décrocha un deuxième sourire, elle décida de rendre les armes...  

Plus tard,la porte du bureau de la doyenne s’ouvrit à la volée, alors que House sortait à toute vitesse. Brenda leva les yeux au ciel, ça faisait longtemps qu’il n’y’avait pas eu ce genre de scène . . . Mais bon rien d’inhabituel, Cuddy allait gaiement étriper House, et on en resterait là.

-          House aux consultations ! Cria Cuddy.
-          J’ai un cas !  Répliqua-t-il en sortant du bureau échevelé une lueur inhabituelle dans le regard. Je suis desolé mais Super Mario Kart n’attend pas !  


Cuddy se laissa tomber dans son fauteuil. Elle avait l’impression que la langue du diagnosticien était toujours sur elle, et ses jambes flageolaient à cause des assauts qu’elle avait reçus. Elle essuya la sueur qui perlait sur son front et se remit au travail.

House faisait rebondir sa balle contre le mur, la rattrapant avec sa canne. Il essayait de ne pas penser à Lisa ou alors il faudrait qu’il lui refasse une autre petite visite.Il était presque 13h30, et bizarrement, il n’avait pas faim. Tout à coup Brenda entra en trombe dans son bureau, un dossier à la main.

Docteur House on a besoin de vous, le Docteur Cuddy est devenue hystérique tout à l’heure et elle s’est écroulée !  
House prit rapidement le dossier .







-          Mais y’a rien la dedans ! Vous n’avez fait aucun test ? Vous êtes sûre que c’est pas juste un coup de chaud ?  
-          Ca m’étonnerait , elle a 40°C de fièvre .
 -          Allez lui mettre des couvertures refroidissantes, je vais voir ça .

Il s’apretait à faire une entrée théatrale dans la chambre d’hôpital , mais sa compagne qui l’avait vu venir le dissuada d’un regard .  

-          Comment ça va ?
-          Oh non pas toi aussi ! s’exclama t’elle en roulant des yeux Je vais bien, je ne suis pas malade et ma place est derrière un bureau et non dans un lit d’hôpital .
-          C’est pas ce que disent tes ganglions lymphatiques.

Il ramassa quelque chose au pied du lit.

-          Ni ta poche d’urine, regarde cette délicate teinte foncée ! Tu as mal quelque part ?
-          Mal à la tête et au ventre, une déshydratation peut faire ça .
-          Tu as bu deux cafés ce matin . Par contre tu n’as pas mangé . Perte d’appétit ?
-          Peut-être bien .
-          C’est quel genre de douleur à la tête ?
-          Des céphalées.

-          Mouais, marmonna le diagnosticien pour lui même , ça m’avance pas beaucoup .  

Il fronça les sourcils , voyant que Lisa ne l’écoutait pas . Il claqua des doigts devant ses yeux à plusieurs reprise , sans réaction . Les moniteurs ne detectaient rien d’anormal , elle était juste absente .  

-          Lisa , reveille toi ! il lui tapota la joue.

La jeune femme sembla reprendre ses esprits .  

-          Tu as une idée de ce que c’est ?  

Elle fixa avec incompréhension la mine inquiète de son amant , puis plaqua la main contre son nez alors qu’un flot de sang s’en échappait .  

-          Nan et on va te garder .   


000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000





-          ON A UN CAS ! hurla-t’il à ses larbins. -         

          House nota rapidement les symptômes.  

-          « Fièvre », « délire », « douleur abdominale », « perte d’appétit » , « céphalées » , « absences » ,« insuffisance rénale ».  
-          Ses saignements ne s’arrêtent pas signala Foreman, son sang est trop fluide.  
-          Elle a pu attraper un truc à Trenton ajouta Taub.  

House ajouta « saignements de nez » et « infection » « cause environnementale »  

-          Faites un bilan sanguin, testez les allergènes les plus fréquents ainsi que les métaux lourds. Et voyez s’il y a des médecins ou des patients qui ont des symptômes similaires et qui étaient à Trenton.   

-          On n’est pas assez nombreux, 13 est partie.  

-          Wilson et moi allons bosser.  


House entra avec fracas dans le bureau de Wilson.
Celui-ci fit un bond digne du champion olympique des kangourous mais au vu des circonstances, le diagnosticien n’allait pas se foutre de sa gueule tout de suite.

-          Onauncaquediachopéquequchozéonvavoirbesoindaide.  
-          Gné ? Parle moins vite, j’ai rien compris.
-          Cuddy est malade ! On va avoir besoin de toi !  


Wilson suivit House précipitemment, ils allèrent voir Cuddy pour une prise de sang. Celle-ci était retombée dans l’inconscience, House réussit à se composer un visage neutre, il ne voulait pas que Wilson sache . Ou du moins pas tout de suite.
L’oncologue se chargea du bilan sanguin, le diagnosticien de la recherche des métaux lourds. Foreman arriva quelques minutes plus tard :  


-          Pas d’allergènes, Taub et Chase se renseignent pour Trenton.  
-          Les globules blancs sont élevés, nota Wilson. -          Et pas de métaux lourds. C’est une infection.  


House fixait le tableau blanc faisant passer sa balle d’une main à l’autre. Taub et Chase entrèrent.  

-          Nous n’avons trouvé aucun cas similaire.  

-          Allez vérifier qu’il n’y ait pas de coupure par laquelle l’infection aurait pu entrer.  


Taub repartit et Chase s’assit. Tous poussèrent un soupir de manière totalement synchronisée . House se leva et se dirigea vers la fenêtre pour l’ouvrir. Chase se figea.


-          House vous saignez .


House se regarda dans la vitre et s’essuya avec son mouchoir.  


-          Juste un coup de chaud c’est rien.  

-          Vous avez mangé depuis ce matin ? 
 

House consulta sa montre. 


-          Non mais il n’est que… 16 heures en fait !  

-          Perte d’appétit, saignement, fièvre…  

-          Je n’ai pas de fièvre, on est en juin ! Normal que j’ai chaud ! S’énerva House.  

-          Et vu comme c’est parti vous n’allez pas tarder à nous faire un saut d’humeur.  


House fronça les sourcils, posant son front bouillant sur la glace. Et il commençait à avoir mal à la tête avec ça … Peut-être qu’ils avaient bien attrapé la même maladie Cuddy et lui. Sans crier gare ses muscles le lâchèrent et il s’effondra.  


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Lorsqu’il ouvrit les yeux, il reconnut rapidement la chambre d’isolation en cas d’épidémie… Lisa ne devait pas être bien loin… Il se redressa tant bien que mal, cherchant sa compagne du regard. Le rideau était tiré, sans doute pour préserver l’intimité de la patronne face au regard pervers du chef du service diagnostic… S’ils savaient…  Il se traina jusqu’au rideau qu’il écarta doucement.



-          Hey… Lui fit une voix cassée.
-          Comment te sens-tu ? 

-          Fatiguée, mal à la tête…  
-          Oui la fièvre fait ça…  



Il prit rapidement sa température. 38.5° C, ça allait.  



-          Toi aussi, tu…  
-          On a surement attrapé le même truc à Trenton.    



Lisa détourna son regard embué de larmes  


-          Je n’aurais jamais dû te traîner là bas… Gémit-elle. Si jamais tu… Tu… Ce sera ma faute ! Et puis je t’ai fait souffrir pour rien, et...  


Toutes ses pensées s’embrouillaient.  


-          Ne dis pas ça, si tu ne m’avais pas traîné là-bas…  


House cherchait les mots adéquats sachant pertinnement qu’elle était du genre à culpabiliser surtout quand elle n’avait rien fait de mal .  


-          Lucas serait encore en train de roucouler entre  tes seins ! elle sourit faiblement , il lui fit une grimace. Tu me l’as déjà fait remarquer : je ne suis pas la sureté . J’ai absolument pas l’air d’un type prêt à s’engager, encore moins à élever un enfant. Tu pensais avoir besoin de stabilité , t’as essayé , t’as pas aimé et c’est tout, pas de quoi faire un drame !
 -          J’ai été ignoble avec toi ...  

-          Nan tu défendais ton couple , nuance !
-          Alors tu ne m’en veux pas ?
-          Mmmh, je suis le plus comblé des hommes, murmura-t-il en posant ses lèvres sur celles de Lisa.    -          Où est Rachel ?

-          Avec Wilson et Sam dit-il entre deux baisers.
-          Foreman…
-          Oh non je vais être vexé ! c’est à lui que tu penses quand je t’embrasse ?

-          Il est devant la porte.  


House se jeta en arrière sur le fauteuil à côté du moniteur cardiaque.  Foreman entra revêtu de la tenue de la tenue de protection.  


-          Et bien Foreman ! Vous êtes médecin, pas cosmonaute !  
-          Vous m’avez l’air bien en forme pour quelqu’un de malade !
-          Je suis malade ?! Oh mon Dieu quelle horreur !

Foreman leva les yeux au ciel.  

-          Retournez de votre côté de la chambre, il faut que j’ausculte Cuddy et je doute qu’elle soit d’accord pour que vous matiez.

Cuddy détourna le regard, rosissant. House prit un air faussement déçu et retourna dans son lit.  


-          Vous avez de drôles de marques… Marmonna Foreman en soulevant les cheveux de sa poitrine afin de dégager sa nuque. House toussota, histoire de cacher son rire alors que Cuddy prenait une déclicate teinte pivoine.

-Vous en avez une autre sur l’épaule… Et la hanche…  

House se redressa d’un bond.  

-          QUOI ?! C’est pas moi qui l’ai fait celui là !  

Foreman le regarda bouche bée, pendant que Cuddy se prenait la tête dans les mains.  


-          Oups…
-          Greg, il y a à peine une semaine, j’étais avec Lucas !
-          Euh… Je crois que je vais vous laisser l’ausculter finalement, marmonna Foreman en reculant.  

House s’approcha de Lisa, il jeta un regard noir à Foreman.  


-          Je vous préviens, vous pipez un mot à qui que ce soit, vous êtes viré ! Même Wilson n’est pas au courant.
 -          Vu comme vous m’avez emmerdé avec Thirteen…
-          Souvenez vous que nous restons vos patrons autant House que moi, coupa Cuddy , et je connais mille façons de vous rendre la vie infernale !


Foreman hocha la tête et sortit.  


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Chase et Taub avaient été désignés à la courte paille pour veiller les deux malades. La nuit était déjà bien avancée et ils s’ennuyaient ferme, l’un faisant des mots croisés, l’autre jouant à la PSP. Ils sursautèrent alors que Cuddy les appelait , affolée . Chase se précipita dans la chambre, ralenti par ces foutues mesures de sécurités . Arrivé au chevet de House, il poussa un juron.

-           Merde 42°C il faut lui donner un bain de glace ! Taub aide moi !


A eux deux ils réussirent à soulever le corps bouillant de leur patron et à le poser sur un chariot.
  

- Dépêche-toi, ou il va finir par bouillir !

Chase le prit sous les bras et Taub l’attrapa par les jambes, puis ils le déposèrent dans la baignoire remplie d’eau et de glaçons. Le diagnosticien poussa un hurlement mêlant surprise, douleur et effroi.


-House, ça va aller ! S’exclama Chase en tentant de le maintenir, on doit faire baisser votre température.  
- LAISSEZ-MOI ! LISAAA !
 -Cuddy ne peut pas venir, elle est malade.
 -Menteurs ! C’est vous qui l’empêchez ! Hurla House.

Ses dents s’entrechoquaient sous l’effet du froid.  

-Sinon elle serait là ! Continua-t-il, elle serait là parce qu’elle m’aime !  

Chase secoua la tête.  

-Vous délirez House, Cuddy est avec Lucas.
-NON ! Elle est venue me voir après Trenton ! Elle m’a dit qu’ele m’aimait ! ELLE L’A DIT !

Des larmes coulaient sur son visage ; son regard vitreux était posé sur ses employés, accusateur. Chase et Taub se regardèrent.

-Je le sédate ? Fit Taub.
-Oui… Tu crois qu’il hallucine ?
-Sûrement… Mais dans le doute, une seule personne pourra nous renseigner.

Chase fronça les sourcils, fixant House.  

-Regarde son épaule… L’infection part de là ! Il nous suffit de biopsier le pus et on saura quelle infection c’est !
 -En attendant aide moi à le sortir de là avant qu’il ne finisse en hypothermie.


Cuddy se redressa lentement en entendant le chariot arriver. Elle plaqua sa main sur la bouche en voyant le corps inerte de son amant.  

-Que s’est-il passé ?
-Il a fait une crise de panique. On a du le sédater.

Cuddy soupira mi-soulagée, mi inquiète.  

-Cuddy, est-ce que House a repris de la vicodine ?
 -Non ! Pourquoi cette question ?
-Et bien… Il a dit que vous l’aimiez, que vous le lui aviez déclaré après Trenton…. Et on avait peur qu’il ait encore halluciné !

Cuddy fixait un point devant elle silencieuse.

-Ce silence veut-il dire « oui il a halluciné » ou « oui j’ai une relation avec lui » ?
-Il a dit la vérité, souffla Cuddy.


Elle poussa un profond soupir.


-Et dire qu’on voulait rester discrets. Seul Foreman est au courant, ne le dites à personne d’autre ou votre vie deviendra infernale jusqu’à ce que vous
ne démissionniez !

Les deux médecins hochèrent la tête et sortirent.  


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La pression sur sa main s’accentua. Elle releva vivement la tête et croisa un regard bleu ainsi qu’un sourire.  

-Ils ont trouvé ?
-Oui une bonne grosse infection que tu as attrapée à Trenton. Tu me l’as transmise au moment où j’ai soigné ton épaule, j’avais une petite coupure sur le doigt. Et me laver les mains n’a pas été suffisant. Expliqua joyeusement Lisa en prenant un verre.
 -Depuis combien de temps…
 -Tu dors depuis deux jours. Ta subite montée de fièvre a du t’épuiser.

-Et toi ?
 -J’ai eu quelques poussées de fièvre et un blocage pulmonaire mais rien de grave.
-Tu dis ça avec un détachement… -Ce n’était pas le pire… J’ai cru te perdre, j.. J’avais peur, alors q… qu’on vient juste de se retrouver…

House la serra contre lui pour la faire taire.  

-C’est bon, ça n’est pas arrivé.
-Wilson et Foreman pensent qu’il y a autre chose. J’ai toujours la même perte d’appétit et mes ganglions restent gonflés… Il y a encore un peu de fièvre…
-On dirait une grippe ça doit être bénin. -Ils vont refaire des tests.

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Wilson faisait les cent pas tout en balançant la balle de son ami.  

-C’est surement une simple grippe, marmonna Chase. On a plongé House dans un bain glacé, il aura pris froid…
-La perte d’appétit était là avant ! Le coupa Wilson. Fièvre, perte d’appétit, hausse des lymphocites, céphalées…

Son regard s’éclaira d’un seul coup.  

-Un dernier test ! S’exclama-t-il avant de sortir.  

Les trois larbins regardèrent la porte.  

-Et merde, il est en train de se housifier. Grogna Taub.    


Ils allèrent au labo mais Wilson sortit au moment où ils arrivèrent.  


-          Un dernier truc à vérifier !    


Il se dirigea au pas de course vers le vestiaire où étaient entreposés tous les effets des patients. Il plongea sa main dans la poche droite de la veste de House. Un sourire triomphant s’étala sur son visage. 


-          Plus qu’à aller voir vos chers patrons ! S’exclama l’oncologue en sortant la veste sous le bras.

Les trois larbins se regardèrent, puis suivirent Wilson en haussant les épaules. Wilson entra dans la chambre avec grand fracas faisant sursauter ceux qui l’occupaient.


-          Vous êtes positifs pour le virus d’Epstein Barr ! Autrement dit vous avez la mononucléose ou la « maladie du baiser » ! Vous nous avez caché des choses tous les deux !


House ouvrit la bouche, Cuddy lança un regard suppliant à Chase.  


-          Euuh Wilson, 80% des adultes sont porteurs de cette maladie, tenta le chirurgien, ce n’est peut être qu’une coïncidence,leurs systèmes immunitaires ont été affaibli par l’autre infection…
 -          Oui j’y ai pensé, fit l’oncologue, c’est pour ça que j’ai récupéré cette veste !


Il plongea à nouveau la main dans la poche et en tira un tissu rouge.  


-          Oh noooooon… Gémirent House et Cuddy en même temps.

Wilson brandit fièrement le string de Cuddy.


-          Alors ?  


Ok, souffla House. Tu as vu juste.


-          YES ! S’exclama Wilson. Depuis combien de temps ?
-          Trenton…  


Wilson se retourna.  


-          Vous vous rendez compte ?!  


Les employés ne réagirent pas.  


-Mais enfin ! House, Cuddy, ensemble !  


Toujours pas de réaction…  


-          Wilson… Fit House blasé , ils sont déjà au courant.  


Ils éclatèrent de rire devant l’air dépité de l’oncologue.  



Un mois plus tard...

Lucas bailla longuement puis alla jeter sa canette à la poubelle. Pendant un mois il avait attendu Lisa pensant qu’elle ne supporterait pas son retour à la solitude mais rien. Aucun signe d’elle. Il songeait à ce qu’il pourrait lui dire lorsqu’il se présenterait devant sa porte, quand la sonnette retentit. Il faillit pousser un cri de joie en voyant Lisa à travers le judas. Le détective ouvrit trop rapidement la porte, la prit dans ses bras et approcha ses lèvres des siennes. Un choc brutal, le goût du sang et surtout une voix qu’il espérait ne plus jamais entendre retentit :


-          Ca c’est pour avoir tenté de l’embrasser.


Un deuxième coup.  


-          Ca c’est pour la mononucléose.  


Un troisième.  

-          Ca c’est pour notre appartement et pour la cafétéria. 



Et enfin le dernier :  


-          Ca pour avoir profité de mon internement pour me la chiper !  


Lucas s’appuya sur le mur afin de ne pas tomber. Il fixait Lisa d’un air stupéfait.  


-         Tu m’as quitté pour ce connard asocial et boiteux ?!
-          Boiteux ça ne me dérange pas, et il n’est pas si asocial que ça puisqu’il nous a accepté dans sa vie Rachel et moi, quand au connard, s’il ne l’était pas, ma vie serait ennuyeuse à mourir.  

Les deux médecins s’échangèrent un regard complice.

-          Et avec lui, au moins je ne suis pas contrainte de simuler .  


Lucas et House la regardèrent bouche bée avant que le médecin n’éclate de rire.  


-         Quand je pense qu’hier on a testé 17 positions du kamasutra ! Lucas, tu ne dois pas connaître grand-chose railla-t-il.  


Lucas rosit légèrement.


-C’est bon j’ai compris ! Grogna-t-il. Lisa quand il t’aura larguée tu ne viendras pas pleurer chez moi. 

-On a une relation parfaite ! Répliqua la doyenne, on s’engueule mais ça s’arrange toujours, c’est ça un vrai couple.
-En plus la manière dont ça s’arrange n’est pas pour me déplaire, fit House avec un air pervers.  
 -Je voulais te prévenir, c’est pas la peine de venir me chercher, Greg est d’un naturel jaloux.

-Et pour les parties à 3 c’est avec Wilson ajouta House.
 -Bye Bye Lucas ! Termina Lisa



THE END






Lovely Mystery





 One day, one case. L'équipe du Docteur House était réunie dans la salle de différentiel.


« C’est pourtant simple, mon kangourou préféré, disait House.  Il suffit de faire rouler la canne entre les doigts, comme ça... »
Chase, une moue boudeuse sur la figure, regardait la canne de son patron tournoyer et siffler dans l’air avec grâce. Il sursauta soudain violemment lorsque la canne stoppa sa rotation à quelques centimètres seulement de son visage.
« Outch, House, je... Fiou !
-Vite, Foreman, le chariot d’urgence ! Chase serait bien capable de nous claquer entre les mains ! Les crises cardiaques sont fréquentes chez les Australiens un peu impressionnables... »
Foreman leva un sourcil, réprobateur.
« On pourrait peut être se concentrer sur le cas ?
-Oh, très bien, c’est bon. Rabat-joie, lui glissa-t-il à l’oreille en se penchant pour attraper sa tasse rouge.
-Je suis d’accord avec Foreman, intervint Thirteen. »
House, dans un souci de théâtralité fit mine d’échapper sa tasse et ouvrit comiquement la bouche.
« Oh Mon Dieu, ne me dites pas que l’Ivoire chevauche à nouveau l’Ebène ?! Non, non, ne me dites rien, poursuivit House en voyant que Thirteen ouvrait la bouche pour répliquer, vos gémissements qui sortaient du placard du concierge hier étaient assez révélateurs...
-HOUSE ! HOUSE ! »
Wilson fit irruption au beau milieu de la salle de différentiel, suant et essoufflé comme s’il venait de courir un cent mètres.
« House ! Cuddy a un nouveau petit ami ! lâcha Wilson comme une bombe.
-Oh, laissa échapper Taub.
-Et tu déduis ça du fait qu’elle a l’air moins frustrée depuis quelques temps ? Pas de mystère tu sais, le départ de Lucas suffirait à expliquer tout cela... Tu savais qu’il est vraiment nul au pieu ? dit House en réprimant une grimace de dégoût. »
Le seul nom de Lucas suffisait à écorcher ses lèvres et à l’emplir de jalousie. La seule pensée que Cuddy –Lisa- lui ait appartenu un temps le révulsait. Enfin, c’était tout simplement une faute de bon goût ! Sortir avec un gamin ! Cuddy lui avait avoué qu’elle était sorti avec lui car il faisait un bon père pour Rachel. Comme si c’était une raison suffisante pour... Berk. Arrêter d’y penser.  Maintenant c’était lui qui était à sa place. Les dernières semaines avaient été sans exagération les plus belles de sa vie. Elle était tout bonnement incroyable. Tout simplement... Cuddy.
« House ? Tu rêves ?
-Heuuu... J’étais en train d’imaginer Cuddy en string rose et un chien la lèch...
-Okay okay House ! Je ne veux même pas savoir ce que ton esprit tordu était en train d’imaginer !
-Tu as tort. Tu aurais appris des choses qui auraient plu à Sam. »
Il sourit en voyant son ami grimacer. Côté sexe, il assurait nettement plus que Wilson, pas de doute là dessus ! Cuddy pourrait confirmer, se dit-il en pensant à la nuit d’hier, un sourire libidineux aux lèvres.
« Je disais donc, reprit Wilson, que j’ai atterri ce matin dans un monde étrange...
-Le vagin de Cuddy ? suggéra House.
-... où Cuddy a un suçon dans le cou !
-Hein ? fit Taub, subitement intéressé.
-Ah, fit House, essayant de cacher son sourire victorieux. Et tu as appris ça parce qu’elle s’est plantée devant toi en te montrant fièrement sa marque d’amour toute fraîche ? Te prouvant ainsi que, oui, elle a une vie sexuelle épanouie ?
-Non, fit Wilson, l’air mystérieux. Nous sommes en été.
-Et ?
-Elle porte une écharpe.
-Ah.
-Eté ! Echarpe ! Suçon ! insista Wilson. »
Etonné devant le manque de réaction de son ami, il fit un peu déçu de ne pas recevoir l’attention nécessaire : d’habitude, tout ce qui touchait à Cuddy de près ou de loin était sacré.
« Je pensais que tu ferais tout pour découvrir l’identité du nouveau petit ami de Cuddy... Depuis quand tu ne t’intéresses plus à sa vie privée ?
-Depuis quand tu t’y intéresses, toi ?
-C’est mon amie, House ! Je...
-Il veut la déshabiller ! intervint Taub. Le coup de « c’est juste une amie », on connaît tous !
-Oui, coupa House, et spécialement vous Taub ! Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, ceci est une discussion spéculative entre Wilson et moi uniquement et vous n’êtes ici qu’en qualité de plante en pot décorative ! C'est-à-dire que soit vous foutez le camp rapidement soit vous restez et vous la fermez ! »
Chase adressa un sourire narquois à Taub.
« Bon, finalement, je ne vous laisse pas le choix. Foreman, prenez Gollum avec vous et faites-moi un IRM du patient ; Boucle d’Or vous allez avec Thirteen fouiller sa maison. Et pas de baise là dedans ! Chocolat serait jaloux... »
Il se leva en même temps que son équipe et boita jusqu’à son bureau.
« Qu’est-ce que tu vas faire ? interrogea Wilson.
-Faire mon enquête ! répliqua le diagnosticien avec un clin d’œil. »
Wilson sourit. Son ami retrouvait enfin une attitude normale !

House entra dans le bureau de sa supérieure et petite amie sans cérémonie. Cuddy abandonna une pile de dossiers qui s’étalèrent sur son bureau. Elle sourit largement à son employé.
« Salut ! Ca va ? demanda-t-elle.
-Maintenant, oui, répondit-il en l’embrassant profondément. »
Après avoir repris leur souffle, Cuddy se détacha à regret.
« Décidément, j’adore ta canne ! lui lança-t-elle.
-Je sais, répliqua-t-il, l’œil pétillant de sous-entendus. Tu me l’as déjà prouvé hier soir !
-Il faut tout de suite que tu crois que je fais allusion à tes performances… tu n’es pas si bon que ca ! le taquina-t-elle.
-Tu n’avais pas l’air de penser cela hier… Parce que t’empêcher de crier mon nom, c’était comme de faire tenir un épileptique en pleine crise sur une chaise : impossible !
-Ahah, d’accord, je l’avoue ! capitula-t-elle en riant. »
House sourit mais il redevint soudainement sérieux et s’assit dans le canapé.
« Qu’il y a-t-il, Greg ? dit Cuddy, inquiète, le rejoignant.
-Wilson sait que tu as un nouveau petit ami. En plus, il a lâché ca devant toute mon équipe…
-QUOI ?! Comment sait-il ?!
-C’est à cause de ceci, répondit House en caressant distraitement la marque bleuissante qu’il avait lui-même tatoué dans le cou si doux de Lisa Cuddy, la créature la plus parfaite de l’univers.
-Mais… je portais une écharpe !
-C’est précisément à cause de cela… Jimmy a beaucoup appris avec moi ! »
Cuddy se prit le visage dans les mains, désespérée.
« C’est une catastrophe, gémit-elle.
-De sortir avec moi ? Je t’avais prévenu pourtant, fit-il dans une tentative de plaisanterie.
-Qu’est-ce qu’on va faire ? »
House l’entoura de ses bras.
« Lisa, calme-toi ! Ils vont bien finir par découvrir que nous sortons ensemble de toute façon, alors autant qu’ils l’apprennent par nous…
-Tu veux leur dire ?
-Leur dire ? Ce ne serait pas marrant ! Un jeu de piste, ca te branche ? »

Une heure plus tard, tous les larbins du Docteur House revinrent de leurs missions et se retrouvèrent dans la salle du différentiel. Wilson se trouvait là également.
« Vous n’avez pas vu House ? Il m’a bipé il y a quelques minutes…
-En tout cas, il n’est pas ici, répondit Foreman.
-Vous êtes très observateur, Foreman, ironisa Wilson. »
Au même instant, le téléphone sonna. Thirteen décrocha et mit le haut-parleur.
« Allô allô les enfants ! Papa à l’appareil !
-C’est House, fit Wilson.
-Quel talent de déduction, Wilson ! ricana Foreman.
-Hé, ho, Foreman, c’est pas pare que vous êtes noir qu’il faut vous croire au dessus du lot ! Si vous continuez, je vous envoie dans votre chambre et vous n’en sortirez qu’à l’heure du dîner ! Bref, je suppose que vous vous êtes abîmés la cervelle à chercher le remplaçant du nabot ? Oh, pas vous Taub, je parlais juste de Lucas !
-Où es-tu, House ? Pourquoi m’as-tu bipé ?
-J’y venais, justement ! Tu as vraiment l’art de… Bref, pendant que tous vos efforts s’avéraient infructueux…
-On a même pensé au concierge, à cause du Viagra qu’on a trouvé dans la poche de sa blouse… fit Chase, dépité.
-… moi j’ai trouvé celui qui fait monter Cuddy au 18ème ciel tous les soirs ! Allez, suivez ma piste les enfants, et pas de triche ! Quand on réfléchit, c’est là qu’on le trouve ! »
Et House raccrocha.
« Vous pensez qu’il a vraiment trouvé ? demanda Taub.
-Connaissant House, je pense que oui, soupira Wilson.
-Sa dernière phrase, c’était son indice ! Il veut que l’on suive son jeu de piste ! dit Thirteen, toute excitée.
-Il n’y a pas de quoi se réjouir, grommela Foreman. Pendant que nous jouons le jeu de House, notre patient est en train de mourir !
-On attend le résultat des analyses, alors qu’on le fasse en se rongeant les ongles ou que l’on suive la piste de House, cela revient au même ! dit Chase. Allons-y !
-Alors, reprit Thirteen. « Quand on réfléchit, on le trouve. » On le trouve ? L’indice ?
-Sûrement, approuva Chase.
-Quand on réfléchit… On réfléchit sur un cas… en salle de différentiel… Alors…
-Là ! fit Thirteen en désignant la table. Il y a un papier collé dessous. »
Elle s’approcha et décolla le papier.
« Là où je vais lorsqu’elle est hystérique. lut Thirteen.
-Ca, c’est vraiment pas compliqué, répliqua Foreman. Elle, c’est Cuddy, et House va toujours en consultations lorsqu’elle est énervée et qu’il veut la fuir…
-Direction consultations, alors ! »
Ils eurent à peine le temps d’arriver dans la première salle de consultation que le téléphone sonna. Taub décrocha.
« House, c’est nous. On est en consultations.
-Sans blague ! J’appelais pour savoir si vous étiez au resto du coin ! Bon, c’est pas tout, je vous donne l’indice suivant : il a failli causer ma perte ! Allez, à plus ! »
Wilson dévisagea l’équipe du diagnosticien.
« Sur ce coup là, je sèche complètement... La Vicodin, peut être ?
-Il, pas elle... Il a causé ma perte... répéta Chase, pensif. Il a causé ma perte...
-Voyons, mais House n’a jamais eu de problèmes avec qui que ce soit, dit Foreman ironiquement.
-Avec qui que ce... TRITTER ! bondit Chase, ses cheveux blonds flottant comme au ralenti.
-Pardon ? s’exclama Thirteen, choquée.
-Tritter ? Le flic ?
-Mais on ne va pas chercher Tritter ! s’insurgea Foreman. Ce n’est pas notre indice !
-C’est le thermomètre, notre indice ! Celui que House avait cru bon d’enfoncer dans l’anus de ce cher homme, dit Wilson, qui venait d’avoir une illumination.
-Pardon ?! répéta Thirteen, de plus en plus interloquée. »
Le meilleur ami du diagnosticien se précipita sur le tiroir du meuble qui contenait le matériel médical. Il en retira bien vite un nouveau morceau de papier couvert de l’écriture penchée de son ami.
« Rien ne me ferait plus plaisir qu’une glace à la fraise, déchiffra-t-il péniblement. »
-Une glace à la fraise ? Et puis quoi encore ! râla Foreman.
-Bon, c’est fini de faire ton rabat-joie, oui ? fit Thirteen, que l’attitude de son ex petit ami commençait sérieusement à agacer. Joue le jeu pour une fois ! House a peut être beaucoup de défauts, mais ce n’est pas l’imagination qui lui manque au moins.
-Je suis d’accord avec elle, s’empressa de glisser Chase.
-Mon Dieu Chase, dit Foreman, tu trouves le moyen de lécher les bottes de House et de Thirteen ! Bravo !
-Heu... vous ne voulez pas réfléchir à notre nouvel indice ? proposa Taub, que tout le monde avait oublié.
-Ca aussi, ce n’est pas dur. House adore les glaces de chez Preston, dit Wilson, qui commençait à être fatigué de courir aux quatre coins de l’hôpital. C’est en face de l’hôpital. Allez-y sans moi, je reste. »
Son bipper sonna au même instant.
« Allez-y TOUS ! » avait écrit House. Damned ! Wilson se demanda fugitivement si l’esprit de House ne rôdait pas là-haut, quelque part dans son cerveau.

« Est-ce que c’était vraiment une bonne idée ?
-Cuddles, ne t’en fais pas... Regarde, ils vont chez Preston maintenant !
-Au moins, on aura des glaces...soupira Cuddy.
-Ne soit pas si pessimiste. »
House se leva du fauteuil qu’il occupait depuis une demi-heure.
« De quoi as-tu peur ? A part Wilson, je peux tous les virer s’ils nous emmerdent... »
Cuddy leva les yeux au ciel en souriant.
« Je n’ai pas peur, mais je... je ne sais pas. Enfin... Tu sais, tout à l’heure, quand je disais que j’aimais ta canne, je parlais de la nouvelle que tu as achetée samedi dernier. »
House examina l’objet en question. C’était une canne en bois d’ébène avec un pommeau en argent.
« Oui, elle me donne un peu l’air d’un dandy anglais, tu ne trouves pas ? J’avais laissé l’autre au milieu des décombres du parking. »
Il se tut et chacun repensa à la nuit atroce et merveilleuse qu’ils avaient vécue un mois auparavant. Une mort avait été le prix à payer pour qu’il s’ouvre enfin à Cuddy. Une mort pour un morceau de bonheur.
La sonnerie du téléphone de Cuddy brisa ce silence méditatif. House se rassit et observa le visage de Cuddy pendant qu’elle répondait. Elle avait un visage extrêmement mobile. House sourit. Elle passait d’une expression à une autre en quelques secondes, d’une manière candide. Il lisait en elle comme dans un livre ouvert ; ou comme sur une radiographie d’une jambe, peu importait la métaphore.
Cuddy raccrocha enfin.
« C’était la nounou. Elle dit qu’elle a trouvé Rachel un peu abattue aujourd’hui, elle a un peu de fièvre.
-Oh, fit House en se grattant la barbe. »
Cuddy crut voir de la culpabilité dans les yeux de son diagnosticien. Sûrement son imagination...

Ils poussèrent la porte du Preston dans une synchronisation parfaite. Ils restèrent un instant rêveur devant tous les couples qui dégustaient ensemble des glaces dégoulinantes de sucre et d’eau parfumée.
« Je comprends pourquoi House adore cet endroit, murmura Thirteen, comme hypnotisée.
-Pour les jolis couples ? railla Taub.
-Non, pour la magie et le bonheur qu’ils dégagent. »
Ils se turent un instant. Ils découvraient une facette de leur boss jusqu’alors inconnue. Un homme qui à la vue de son ventre semblait être un habitué des lieux s’approcha d’eux.
« Vous êtes envoyés par Greg ? Il m’a prévenu que vous viendriez.
-Oui, nous sommes les employés de Greg, répondit Chase, amusé par l’emploi du prénom de House.
-Bien, attendez quelques instants, je vous remets la commande. »
Wilson, dont les articulations lui rappelaient à quel point il était dur de vieillir, trépignait d’impatience et de frustration.
« J’espère que ce stupide jeu de piste est bientôt fini ! s’exclama-t-il.
-On va le savoir tout de suite, dit Taub. Le serveur revient avec la commande. »
Ils sortirent du Preston chargés de sept glaces à la fraise du plus bel aspect et Wilson déplia enfin le –il l’espérait- dernier papier. « Là où tout se joue ».
« C’est fini ! triompha-t-il. Là où tout se joue, c’est le bureau de Cuddy ! C’est elle la doyenne de l’hôpital, c’est elle qui décide d’autoriser les opérations, les biopsies... »
Emportés par l’enthousiasme de l’oncologue, toute l’équipe se précipita vers l’hôpital et ils firent irruption dans le bureau de leur supérieure. Soudain tous se figèrent.
« Oh-Mon-Dieu, lâcha Wilson, bouche bée. »
Devant eux se tenait un spectacle étonnant. Celui d’un homme et d’une femme. Un homme qui passait pour arrogant, indiscipliné, égoïste et égocentrique. Une femme ambitieuse, mère d’une petite fille, qui croyait au bonheur et à l’amour. Deux personnes diamétralement opposées et qui s’étaient retrouvées. Deux personnes qui se tenaient par la taille. Deux personnes qui s’aimaient.
« Ca vous en bouche un coin, hein ? chuchota House, avant de mimer avec les lèvres : Je me tape la patronne !
-Je le savais, de toute façon, dit Wilson simplement. Tu ne boitais quasiment plus. »
House sourit à Cuddy d’une manière inattendue : amoureusement.
« Whaou, fit Thirteen. Félicitations !
-Bravo, appuya Chase dans un souffle. »
Il pivota pour faire demi-tour et prit la main de Thirteen dans la sienne. L’équipe sortit de la pièce, sous le choc de cette révélation. Wilson fit mine de s’en aller à son tour mais s’arrêta à la porte et dit :
« House ! Tu aurais pu me le dire, quand même ! »
House rit. Après le départ de Wilson, il baissa les stores et attrapa Cuddy par la taille.
« Et voilà Lisa, souffla-t-il en approchant son visage du sien. Maintenant, tout peut commencer. »
Elle rit doucement tout contre ses lèvres avant de l’embrasser comme jamais elle ne l’avait fait auparavant. Enfin, ils s’appartenaient. Ils vivaient à la lumière.
House glissa doucement ses mains sous son chemisier, faisant sauter les boutons un-à-un. Il admira un son ventre plat et lisse et titilla son nombril de sa langue avant de jeter son dévolu sur la poitrine de sa compagne. Alors qu’il s’ingéniait à dégrafer son soutien gorge, Lisa le stoppa en plaquant ses mains contre son torse.
« Ne crois pas t’en tirer comme ça ! »
House ouvrit des yeux ahuris.
« Hein ?!
-Tu sais très bien de quoi je parle...
-Non, je t’assure...
-Ah oui ? Alors écoute-moi bien. Tu sais que Rachel a attraper la grippe ce week-end, tu le sais parce qu’elle nous a empêcher de dormir... ou de faire autre chose que dormir, justement ! Alors je me fiche que tu sois en manque de sexe ou quoi ; la prochaine fois que tu fais boire à ma fille de la vodka, crois-bien que je t’émasculerai. Compris ?
-Outch, fit House en se mordillant les lèvres. Compris. Je ne le ferai plus ! Mais elle a bien dormi, non ? Et tu as eu la nuit la plus merveilleuse de ta vie, pas vrai ?
-Hum. C’est pas faux, dit elle en souriant. Je devrais te laisser en manque plus souvent ! »
Ils rirent. House approcha doucement ses lèvres du visage de Lisa et les scellèrent aux siennes. Il glissa tendrement sa langue brûlante dans sa bouche et ferma les yeux, se laissant guider par ses sens en éveil. Cuddy rompit soudain le baiser. House grogna.
« Greg ?
-Oui ?
-Plus de vodka, promis ?
-Promis. »
Lisa Cuddy ne sut jamais qu’il lui fit ce jour là plus de promesses qu’un autre homme en cent ans.


END :)




















Vous avez 2 semaines pour voter, j'espère que ça suffira =/ ... Parce qu'après je pars en vacances donc bon.







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MessagePosté le: Mer 28 Juil - 15:59 (2010)    Sujet du message: Publicité
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