[Concours n°5] Les votes

 
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LoveHuddy
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MessagePosté le: Lun 15 Oct - 00:18 (2012)    Sujet du message: [Concours n°5] Les votes Répondre en citant
Concours n°5
Les Votes
     
       


Rappel du sujet : Avec l'affluence des cas qui se presentent au Dr House, Cuddy est obligée d'ouvrir un deuxieme service de diagnostic au sein de Princeton Plainsboro.

Voici maintenant les fictions en competition pour ce 5eme concours sur Sweetsauce. Vous avez une semaine complete pour faire votre choix, ainsi la cloture des votes est a la date du dimanche 21 octobre, minuit.
Je place les quatre fictions dans des posts differents, pour une meilleure visibilité.

A vous de voter !
__________________________
Huddy <3 Huli <3
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Dernière édition par LoveHuddy le Ven 19 Oct - 12:16 (2012); édité 2 fois
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MessagePosté le: Lun 15 Oct - 00:18 (2012)    Sujet du message: Publicité
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LoveHuddy
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MessagePosté le: Lun 15 Oct - 00:20 (2012)    Sujet du message: [Concours n°5] Les votes Répondre en citant
FanFiction n°1 :

"Rivality"
  




House posa enfin les pieds sur son bureau, sucette au bec, lunettes sur le nez , un magazine de Monster Truck sous les yeux.

Il avait envoyé Foreman et Taub fouiller la maison de la patiente - une businesswoman d'environ 30 ans- et Thirteen et Kutner faire des cultures.

Le diagnosticien avait compris au premier coup d’œil qu'il ne s'agissait que d'un banal cas de blennorragie, mais Foreman, prit d'une poussée de je-veux-avoir-le-dernier-mot-avec-House avait affirmé que la patiente ne mentait pas quand elle disait qu'elle était fidèle à son petit-ami.

Elle, il voulait bien la croire, mais le petit-ami...
Au moins il avait réussi à se débarrasser de Cuddy pour un moment.


Clac Clac Clac


... Ou pas.

Cuddy frappa puis entra sans attendre qu'il lui fasse signe. Elle marqua un temps d'arrêt, analysant la couverture du magazine, pour finalement regarder House.

- Je peux savoir ce que vous faites?

House sortit la sucette de sa bouche avec un pop sonore.

- J'attends des résultats.

La doyenne sembla sur le point de dire quelque chose (une réprimande, sans doute) mais se ravisa.
Elle n'était pas venue pour ça de toute façon.

- Avez-vous lu le courrier que vous a envoyé le conseil d'administration?

House leva un sourcil, cherchant dans sa mémoire à quoi elle pouvait bien faire allusion, puis jeta un coup d’œil sous son bureau où un papier blanc égalisait les pieds bancals.

- Je ne l'ai pas encore lu, mais ne vous inquiétez pas, il sera de bon usage.
- Dans ce cas la, je vais devoir vous informer moi même de votre nouveau collègue !
- Nouvelle infirmière? Rien à battre. Vos jumelles sont resplendissantes aujourd'hui.
- House...
- Quoi! Je parle de mes centres d'intérêt ! Se défendit le diagnosticien avec une moue innocente.
- Je suis sûre que l'ouverture d'un nouveau département de diagnostique peut vous intéresser.

La mâchoire inférieure de House tomba. Littéralement.

- Un... Un quoi?
- Un nouveau dépar...
- Je suis le meilleur! S'offusqua House. J'ai pas besoin d'un abruti pour me faire de la concurrence !

Cuddy se frotta les ailes du nez avec le pouce et l'index. Elle aurait du se douter qu'il ne lui dirait pas "je t'aime" en entendant ces nouvelles.

- Il ne s'agit pas de concurrence, House, il s'agit de rendement. Un patient par semaine, ce n'est pas assez !
- Taub et Kutner font des consultes sur Internet!
- Je parle des patients qui viennent dans cet hôpital, qui demande le docteur House, et qui ne peuvent pas l'avoir parce que....
- Il a pas fait médecine pour essuyer des nez qui coulent! Coupa House.
- Il ne peut pas prendre 2 patients à la fois, ce que je conçoit parfaitement. Termina Cuddy, ne faisant pas cas de l'interruption.

House la fixa, sourcil froncés sachant que sur ce point elle n'avait pas tort.
Mais ça ne lui plaisait pas pour autant.

- De toute façon, le temps que vous constituez une équipe... Commença-t-il.
- Choisissez.
-Hein?
- De qui vous vous débarrassez. Deux larbins pour vous, deux larbins pour lui.
- Mais j'ai déjà choisis... Vous m'avez accordé 4 larbins, et maintenant plus que 2 ? S'écria House avec colère. Qu'il se démerde tout seul!

Cuddy secoua la tête.

- Le budget ne le permet pas pour l'instant. On verra les résultats de vos efforts combinés, et si vous rapportez assez d'argent, alors oui on pourra envisager deux équipes de 3.
- Ça m'enlève toujours un larbin. Bougonna House, les bras croisés.
- Vous pourrez toujours aller consulter votre nouveau collègue. Proposa Cuddy.

House renifla avec dédain. Comme si ça allait arriver.

- Le docteur Mycroft Horton commencera dès demain.
- En plus il a un nom d'éléphant. Marmonna House tandis que Cuddy sortait.


----------------------------------------------------


Taub et Foreman ne furent pas très heureux d'apprendre qu'ils allaient devoir travailler avec un parfait inconnu, mais House les rassura à sa manière, leur assurant que l'éléphant ne tiendrait pas 2 jours face à son génie.

Le "rival" avait été installé au troisième étage, dans un bureau adjacent à la salle de repos. House n'avait pas daigné y jeter un coup d’œil, persuadé que quelque chose d'aussi éphémère ne valait pas la peine qu'il se déplace.

Ils se rencontrèrent quand Cuddy les convoqua dans son bureau, une pile de dossiers près pour eux.

House jaugea son nemesis, il approchait la cinquantaine, plutôt grand (la même taille que lui en fait), cheveux bruns soigneusement peignés, visage immaculé à l'exception de quelques plis dû à la vieillesse, et des yeux bleus perçant qui avaient sans doute la capacité d'en faire tomber plus d'une. Il portait un costume avec une cravate, et se tenait droit, dans une posture presque militaire.

Mr Parfait.

House n'en fut que plus énervé.

- J'ai rassemblé des dossiers susceptibles de vous intéresser. Expliqua Cuddy désignant la pile du menton. Je vous laisse le choix.
- Ça va être vite vu dit House en attrapant le premier dossier.

Il l'ouvrit, le scanna rapidement, puis le jeta derrière lui (et accessoirement sur Horton).

- La goutte, ennuyeux, suivant!

Il en prit un deuxième répéta la même action puis continua jusqu'à ce qu'il arrive au fond de la pile.

- Je prends celui là... Annonça-t-il en scannant rapidement le dossier.

Il se tourna vers Horton.

- Et vous Docteur Horton!?

Il se frappa subitement le front du plat de sa main.

- Oh mais j'y pense ! Je viens de tous les diagnostiquer, et j'ai récupéré le dernier dossier, ce qui veut dire.... Qu'il n'y en a plus pour vous ! Vous devriez me remercier, je viens de vous offrir un jour de congé gratuit !

Cuddy haussa les épaules.

- Vous n'avez qu'à travailler ensemble sur le cas.

House se tourna subitement vers elle partagé entre colère et détresse.
La doyenne le fixa impassiblement, ne montrant pas sa jubilation intérieure.

- Travaillez bien!
- Merci docteur Cuddy. Dit poliment Horton. On se revoit dans votre bureau. Ajouta-t-il à l'adresse de House.

Le diagnosticien pointa son pouce vers la porte en regardant Cuddy. L'air de dire "Sérieusement?"

Cuddy hocha la tête, et lui fit signe de sortir.

House s’exécuta avec un soupir à fendre l'âme contrastant avec son visage agacé.


-----------------------------------------------
 
Deux jours s'étaient écoulés depuis le début de la cohabitation forcée des deux diagnosticiens. Le patient était dans un état critique, et malgré l'esprit de compétition évident de House et Horton, aucun des deux n'avaient encore trouvé la réponse.

Les larbins regardaient les échanges entre intérêt et inquiétude.
Intérêt parce qu'il était évident que Horton n'était pas qu'un simple vantard et pouvait tenir tête à House sur un plan médical, inquiétude parce que pendant que les deux chefs jouaient au ping-pong verbal, le patient vomissait ses boyaux.

- Ce n'est PAS une infection! S'écriait House. Il n'y a pas de fièvre, pas de trace d’inflammation ni d'anticorps !
- Ce n'est pas auto-immun non plus! Si on l'irradie et que j'ai raison, on le tue ! Rétorquait Horton. De plus ses ganglions sont gonflés !
- C'est aussi la preuve d'une maladie auto-immune ! Ses leucocytes sont bas, ils s'entre-tuent!
- Vous allez le tuer!
- C'est votre idiotie qui va le tuer!

Et ça continuait comme ça depuis 2 jours.

Foreman et Taub furent envoyés faire des cultures pour déterminer la présence d'infection dans le sang, tandis que Kutner allait faire une analyse de moelle osseuse et Thirteen allait chercher un donneur compatible.

House alla se poser dans son bureau, sortant rageusement sa PSP de son sac, et commença à dégommer du flic dans GTA.

Ce type lui tapait sur les nerfs. Qu'ils soient en désaccord ou pas. C'est comme s'il avait un don.

Il éteignit le jeu d'un coup sec. Avoir un gamin de 15 ans en train de mourir dans son service pendant qu'un imbécile lui liait les mains derrière le dos lui coupait toute envie de jouer.

Il posa brusquement sa console sur son bureau. Il avait trouvé. Enfin.

Il se leva brusquement, prêt à faire une entrée triomphale dans la salle de conférence ou se trouvait son nemesis quand un choc à l'arrière de la tête l'étala au sol.


----------------------------------------------

Il ouvrit les yeux. Cool, un placard à balais. Il tenta de se masser la jambe pour découvrir que se mains étaient liées pour de vrai ce coup ci. Lorsque ses yeux furent accoutumés à la pénombre, il remarqua une grande forme, debout dans un coin.

- Horton! Appela-t-il. Vous trouvez ça drôle?
- Je sauve la vie du patient.

"Oh le taré."

- Y a erreur là! En fait on avait tous les deux tort. C'est ni infectieux, ni auto-immun, c'est génétique!

Horton lui jeta un regard intéresse.

- Il a le syndrome de Wiskott-Aldrich! Ça explique absolument tout!
- Son taux de leucocytes est trop haut pour ça.
- On est en hiver, il a sans doute attrapé quelque chose de bénin avec ça. Selon ses standards, ses leucocytes sont hauts, mais trop bas pour combattre une angine et assez bas pour penser qu'il a le syndrome!

Horton se tourna vers la porte avec un sourire en coin.

- Merci, c'est tout ce que je devais savoir.

House le fixa stupidement pendant 10 secondes.

- Maintenant que notre différent est réglé, vous pouvez peut-être me détacher ! Suggéra-t-il, préférant céder à l'agacement qu'à la panique.

Horton se retourna avec une fureur qui contrastait avec son calme et son impeccabilité habituelle.

- Non ! Notre différent n'est pas réglé House!

House attendit la suite, sentant que ça allait être bon.

- JE devrais être celui qui porte ce nom ! Ça devrait être MOI le diagnosticien de renommée internationale ! JE devrais être le fils de John House!
- J'aurais bien aimé changer de père, mais on a pas toujours ce que l'on...
- LA FERME!

House obéit pendant environ 2 secondes.

- Je peux savoir d'où vous vient cette idée débile?
- Mon vrai non c'est Thorton.

"Oh non..."

- On est demi-frères.

"Ma vie est nulle..."


----------------------------------

Wilson entra dans le bureau de House, assez surpris quand il vit qu'il n'était pas là.

La PSP était abandonnée sur son bureau et sa canne sous sa chaise.

"Une petite minute..."

Sa canne sous sa chaise? House n'allait nulle part sans sa canne !

Sentant l'inquiétude monter, Wilson scruta le sol à la recherche d'autres indices. Le verre d'une lampe de bureau brisée sous la table attira son attention. Est-ce que quelqu'un avait pu frapper House avec ?

Quelqu'un avait kidnappé House?

Wilson sortit du bureau en courant.

-----------------------------------------

- Je vais prouver au monde entier que je suis meilleur que toi. Annonça Thorton l'air triomphant.
- Sur un seul cas? Et en prenant MON diagnostique ? Belle victoire en effet. Remarqua House en roulant des yeux. Je peux te faire remarquer que je vais pas rester enfermé dans un placard à balais pour toujours? Quand on me trouvera, tout le monde découvrira la vérité.
- Faut-il qu'on te trouve. Te balancer du haut du toit me semble une idée raisonnable...

House ouvrit la bouche, n'étant pas sûr d'avoir bien entendu.

- Complètement con oui! Ils vont juste passer deux jours de plus à chercher le coupable jusqu'à ce qu'ils découvrent que j'ai un demi-frère jaloux et psychotique ! Cria House.
- C'est un risque à prendre. Dit calmement Thorton en sortant une seringue de sa poche.
- C'est quoi ça! S'écria House.
- Un cocktail de narcotiques et d'alcool. Un boiteux défoncé et bourré avec des idées suicidaires sur le toit d'un hôpital, ça ne fait pas trop poser de questions, non?
- Dégage avec ça! Cria House à plein poumons, en essayant de le repousser avec son pied gauche.


----------------------------------

La porte s'ouvrit à la volée, laissant entrer un agent de sécurité, un Wilson au bord des larmes, et une Cuddy en mode berserk.

Wilson se précipita sur House, inspectant chaque parcelle de son visage, se comportant comme une mère dont le petit garçon venait de tomber de vélo.

Cuddy et l'agent de sécurité allèrent droit sur Thorton, la doyenne lui arracha la seringue des mains, prenant bien soin de le griffer au passage, l'agent de sécurité lui passa une paire de menottes.

Quand les deux hommes furent sortis de la pièce, Cuddy se tourna vers House et Wilson.

- Que s'est-il passé ?
- Comment vous m'avez trouvé ? J'ai sérieusement cru que personne ne m’entendrait et que j'allais me retrouver écrasé en bas de l'hôpital ! S'exclama House, ne pouvant empêcher le soulagement d'apparaître sur son visage.
- J'ai trouvé ta canne dans ton bureau, je me suis dit que quelque chose n'allait pas, alors j'ai prévenu la sécurité et Cuddy. Expliqua l'oncologue, satisfait de l'état de santé de House.
- Je vous ai entendu crier. Dit simplement Cuddy.

House haussa un sourcil, une lueur perverse dans le regard.

- Vous voulez que je crie ? J'suis encore attaché, c'est le moment ou jamais !

Wilson poussa un juron, avant de se pencher sur la corde qui commençait à entamer les poignets du diagnosticien.

- Et pour faire court, je me suis découvert un frère maléfique qui a décidé que d'être le fils de John House était beaucoup mieux que d'être le fils de Thomas Thorton, et que je devais payer pour avoir eu ce privilège.
- En sachant que tu détestes ton père...
- Exactement, il a placé mon père adoptif sur un piédestal alors que j'aurais tout donné pour être élevé par quelqu'un d'autre...

Wilson et Cuddy échangèrent un regard.

- Il t'a drogué?
- Euuh.. Non pourquoi?
- Tu es vachement ouvert aujourd'hui!
- Ça doit être l'état de choc. Commenta Cuddy, compatissante.

House lui tira la langue

-Et pour le nouveau département ? Demanda Wilson, curieux.
- Je suppose que je vais devoir trouver quelqu'un d'autre. Soupira Cuddy.
- Ou tout simplement laisser tomber ! Suggéra House.
- House... Commença la doyenne d'un ton menaçant.
- Hey ! Ne me parlez pas comme ça, je suis en état de choc, moi !
- Dans ce cas, allez dans une salle de consultation, je vais vous ausculter. Répondit Cuddy, un sourcil haussé.
- On jouera au docteur? Demanda House avec enthousiasme.

Cuddy se retourna en se mordant la lèvre.

"C'est pas une mauvaise idée..."
 
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MessagePosté le: Lun 15 Oct - 00:22 (2012)    Sujet du message: [Concours n°5] Les votes Répondre en citant
FanFiction n°2 :

"Sweet Revenge"
  


  
 Contexte : saison 6 – House vient juste de terminer sa cure de désintoxication à Mayfield et il débarque dans le bureau de Cuddy pour savoir quand il pourra recommencer à travailler (pas de temps de battement, comme dans la série où il démissionne puis revient)  
 
                 -----------------------------
 
 
Quand House arriva devant le bureau de Lisa Cuddy, la doyenne de Princeton Plainsboro, il remarqua qu’elle n’était pas seule. En effet, trois autres personnes se trouvaient dans la pièce, face à la directrice, visiblement en grande discussion.
 
Le diagnosticien entra sans frapper et ouvrit la porte en grand d’un geste vif, à l’aide de sa canne.
 
Les trois visiteurs se retournèrent dans un même geste. House n’accorda un regard qu’à Cuddy, ignorant superbement les autres.
 
-        Vous êtes de retour, constata Cuddy sans un enthousiasme démesuré
-        Et pile au bon moment, visiblement, rétorqua l’intéressé, vous recrutez ?
-        En fait…oui. Vous tombez à pic.
-        Pourquoi donc ?
-        J’ai engagé une nouvelle équipe de diagnostic.
-        Vous… quoi ?
-        Je ne savais pas quand vous comptiez revenir, House, et les cas commençaient à s’accumuler.
-        Me voilà! Vous allez pouvoir les faire dégager tout de suite !
-        Calmez-vous House, vous allez récupérer vos fonctions et votre équipe mais il y en aura également une autre à partir de maintenant.
-        C’est ridicule. Dirigée par qui ?
-        Par le Dr Ferguson, répondit-elle en désignant un des médecins présents dans le bureau, un grand homme maigre à la calvitie naissante, une soixante d’années.
 
Dr Ferguson lui tendit la main mais House ne la serra pas.
 
-        Et je suppose que vous serez ses larbins, demanda t-il en regardant les deux autres individus avec mépris.
-        Ses collègues, oui, répondit Cuddy en fronçant les sourcils. Voici le Dr Harisson et le Dr Cook, ajouta t-elle en désignant successivement un jeune homme noir d’une trentaine d’année et une petite bonne femme rousse.
-        Deux seulement ? se moqua House, j’espère pour vous qu’ils sont bons sinon tous vos patients vont vous claquer entre les doigts.
-        Vous me prenez pour une imbécile ? répliqua Cuddy, le dernier membre de l’équipe, Dr Spencer, ne devrait pas tarder à arriver.
-        Super…souffla House agacé, je peux partir maintenant ?
-        Une fois que je vous aurais présenté tout le monde, oui. En attendant, je crois que vous avez un document à me donner, non ? exigea la doyenne en tentant la main au dessus de son bureau, un sourcil levé.
 
House soupira et sortit de son sac à dos l’autorisation d’exercer à nouveau la médecine, que la jeune femme attendait.
 
-        Ne restez pas debout, fit Cuddy en désignant le canapé à la nouvelle équipe.
 
La doyenne signa le document de retour, en fit deux photocopies, garda l’original et donna une copie au diagnosticien. Puis son regard se porta soudain vers l’entrée du bureau et elle fit signe d’entrer à la personne qui s’y trouvait.
 
House se retourna alors que Julia Spencer faisait son entrée.
 
 
     ---------------------------
 
 
1m75. Des jambes interminables. Une poitrine digne d’intimider les jumelles de Cuddy. Des petites fesses rebondies. Et un visage, juste…parfait. Des yeux verts en amande, un joli nez un brin retroussé, un sourire à tomber raide et de longs cheveux châtain ondulés qui tombaient en cascade le long de son dos.
 
Cuddy regarda l’air béat qui s’était imprimé sur le visage du diagnosticien pendant qu’il détaillait sans aucune retenue la nouvelle recrue, et leva les yeux au ciel.
 
-        House, voici le Dr Spencer, Dr Spencer, voici Gregory House, le chef du département de diagnostics.
-        Vous êtes sûre qu’elle est médecin ? demanda House en regardant Cuddy.
-        Oui, House, j’en suis sûre ! répliqua t-elle agacée.
-        Vous l’avez trouvée où ? continua t-il
-        Voici donc le célèbre Dr House, coupa soudain l’intéressée en faisant un pas vers lui, le sourire aux lèvres.
 
Bon Dieu, même sa voix était terriblement sexy.
 
-        Lui-même, répondit House avec un sourire charmeur.
 
Ils échangèrent une longue poignée de main.
 
-        Bienvenue parmi nous, Julia, fit House d’une voix mielleuse qui sonna terriblement faux aux oreilles de la doyenne.
 
 

 
 
Le diagnosticien passa la semaine qui suivit à flirter, parfois subtilement, mais souvent ouvertement, avec la sublime médecin, ne ratant pas une occasion de provoquer des contacts physiques inopinés. Cette dernière acceptait le jeu du diagnosticien avec patience mais sans jamais montrer de signe d’intéressement réel envers lui. Un matin, alors qu’ils marchaient tous les deux dans un couloir de l’hôpital, la main de l’homme dans son dos, elle décida que ce petit jeu avait assez duré et qu’il était temps d’être franche avec lui.
 
-        Lâchez l’affaire House, fit-elle en se décalant subitement pour que la main du diagnosticien cesse de caresser son dos, ça ne peut pas marcher.
-        Donnez-moi deux jours de plus, répondit ce dernier avec un sourire en coin, et vous me supplierez bientôt de vous accepter dans mon lit.
 
Elle ricana doucement. Il avait décidément un style bien à lui pour draguer les femmes.
 
-        Ça n’arrivera pas…
-        Pourquoi pas ?
-        Parce que je suis lesbienne.
 
House ouvrit de grands yeux horrifiés.
 
-        Non…vous me faites marcher, ce n’est pas possible !
-        Bien sûr que si.
-        C’est une erreur de la nature, un gâchis monumental !
-        Oh mais ne vous inquiétez pas, quelqu’un pourra en profiter, enfin je le souhaite en tout cas…
-        Vous voulez dire que vous avez quelqu’un en vue ?
-        Oui
-        Qui ça ??
-        Lisa Cuddy…
 
 

 
 
Un large sourire apparut presque immédiatement sur le visage du diagnosticien. Une idée géniale venait d’émerger dans son esprit tordu. La doyenne avait engagé une nouvelle équipe de diagnosticiens dans son dos. Il tenait maintenant sa revanche…
 
-        Vous avez une chance incroyable.
-        Soyez plus clair car je ne vois pas vraiment en quoi…répondit la jeune femme en fronçant les sourcils.
-        Il se trouve que Lisa Cuddy est bisexuelle, et je dois dire que ces derniers temps, ses conquêtes étaient surtout des femmes.
-        Vous êtes sérieux ?
-        Abolument. Tentez votre chance, vous êtes une véritable bombe sexuelle ambulante, je vois mal comment elle pourrait vous résister…
-        Je…je ne sais pas, murmura la jeune femme sous le choc de la nouvelle.
 
Ça tombait tellement bien, elle n’était pas habituée à cela.
 
-        Foncez, vous avez tout à y gagner.
-        Mais vous rien du tout, répliqua l’intéressée soudain suspicieuse, et en plus je vous plaît. Pourquoi m’encourageriez-vous à aller vers quelqu’un d’autre ?
-        Parce qu’à l’évidence je n’ai aucune chance avec vous. Alors autant que quelqu’un en profite et Lisa est une très bonne amie.
-        Elle m’intimide, je la connais à peine…et c’est ma boss quand même…
-        Peu importe, lancez-vous et montrez lui qu’elle vous plait.
-        C’est trop tôt…
-        Bien sûr que non, cette femme est un aimant, si vous n’allez pas vers elle, d’autres hommes et femmes vous la prendront sous le nez.
-        A ce point ?
-        Vous l’avez bien regardée ?
-        Croyez-moi, oui…
-        Alors, allez-y, allez la rejoindre dans son bureau et montrez-lui ce que vous avez dans le ventre.
-        Ok…
-        Et n’hésitez pas à y aller franco, Lisa Cuddy aime bien la fermeté !
 
 

 
 
 
La doyenne était dans son bureau et deux personnes, des patients visiblement, étaient assises en face d’elle. Elle attendit une dizaine de minutes que l’entretien soit terminé, le cœur battant et les mains moites. Puis Lisa Cuddy se leva enfin et dirigea les deux personnes vers la porte.
 
-        Entrez Dr Spencer, dit-elle à son adresse, je suis à vous dans une minute.
-        « J’espère bien », pensa l’intéressée, le souffle court.
 
Elle entra dans le bureau de la doyenne pendant que cette dernière échangeait quelques mots avec les patients, dans l’encadrement de l’entrée. Puis elle referma la porte derrière eux, dos à la nouvelle médecin. Cette dernière se rapprocha de la doyenne silencieusement.
 
-        J’ai quelque chose d’important à vous dire, lâcha t-elle alors que Cuddy se retournait et se retrouva soudain à moins d’un mètre du Dr Spencer.
-        Heu, oui, allons nous asseoir, proposa t-elle en désignant le canapé.
-        Non…je…en fait…c’est…
-        Qu’y a t-il ? interrogea Cuddy en mettant ses mains sur ses hanches.
 
Julia Spencer déglutit difficilement. La directrice était magnifique, belle à mourir et elle était en train de perdre ses moyens. Il fallait qu’elle fasse quelque chose et vite.
 
-        Dr Spencer, crachez le morceau, je ne vais pas vous mordre.
 
C’était tout ce qu’elle avait besoin d’entendre.
 
 
 
Cuddy ne comprit pas immédiatement ce qui venait de se produire. Quelques secondes plus tôt, elle parlait avec sa nouvelle employée et en un instant, sans transition aucune, elle se retrouvait avec sa langue dans sa bouche.
 
Julia Spencer retira les mains de la doyenne de ses hanches pour y poser les siennes, et avança vers elle avec l’intention de la plaquer contre la porte. « Ferme », avait dit House.
 
Quand Cuddy fut enfin dos à la porte, prisonnière contre le corps de la jeune femme, les lèvres de cette dernière quittèrent celle de la doyenne pour venir embrasser son cou. Puis sa main vint se glisser sous son haut et elle lui caressa un sein.
 
Ce fut suffisant pour que Cuddy reprenne subitement ses esprits et elle agrippa fermement le poignet de son employée pour l’interdire de s’aventurer plus loin.
 
-        On peut savoir ce qu’il vous prend ?! s’exclama t-elle furieuse à l’adresse de la jeune femme.
 
La médecin s’écarta à regrets du corps chaud de la doyenne et la dévisagea avec un mélange de surprise et de honte.
 
-        Je suis désolée ! Je…je pensais que…
-        Vous pensiez que quoi ? vociféra Cuddy en tirant sur les occultants derrière son dos pour que personne ne les voie, si ce n’était pas déjà fait.
-        Je suis stupide, je n’aurais jamais dû faire ça ! Mais House m’a dit…
-        House ? répéta Cuddy, soudain deux fois plus énervée, c’est lui qui vous a dit de venir me peloter ?
-        Non…il m’a dit que vous aimiez les femmes…entre autres…
 
Cuddy passa une main sur sa figure et prit une profonde inspiration.
 
-        House s’est fichu de vous, Dr Spencer ! C’est un bon médecin mais n’écoutez pas tout ce qu’il vous raconte, il faut faire le tri avant de foncer tête baissée…
 
Les deux femmes se regardèrent, aussi mal à l’aise l’une que l’autre.
 
-        Retournez travailler, ordonna Cuddy, et que cet incident reste entre nous.
 
L’intéressée acquiesça, le regard fuyant et quitta la pièce précipitamment.
 
 

 
 
 
Cuddy prit instantanément la direction du bureau de House et entra sans frapper. Il discutait avec Foreman, le résultat d’une radiologie entre les mains.
 
-        House, dans mon bureau immédiatement !
-        Qu’est-ce que j’ai encore fait maman ? demanda le diagnosticien avec un air innocent.
-        Je ne suis pas d’humeur à plaisanter donc vous feriez mieux de venir tout de suite ou je vous renvoie aussi vite que je vous ai réembauché.
 
Foreman lui fit signe qu’il s’occupait du cas en attendant son retour et House suivit Cuddy dont les talons martelaient furieusement le sol alors qu’ils se dirigeaient tous les deux vers son bureau.
 
 

 
 
-        A quoi vous jouez, House ? s’exclama t-elle presque en criant, dès qu’ils furent seuls dans la pièce.
-        Au docteur, pourquoi ? Quelqu’un est mort ?
-        Non, par contre il paraîtrait que mes orientations sexuelles aient changé depuis hier !!
-        Ah bon ?
-        Qu’avez-vous raconté à Spencer ??
 
House comprit enfin et un sourire victorieux illumina son visage.
 
-        Qu’elle ce qu’elle vous a dit ? répliqua t-il, jubilant.
-        Elle m’a embrassée !
-        Non, c’est vrai ? Incroyable, elle n’a pas fait les choses à moitié !
-        House, vous n’avez vraiment pas changé, moi qui commençais à trouver que cette thérapie avait…
-        Ça va, j’ai compris, la coupa House qui ne souhaitait pas entendre la suite. Alors qu’est-ce que ça fait d’être embrassée par une femme ?
-        House, si jamais cet incident sort des murs de ce bureau, je vous promets que…
-        En fait, coupa à nouveau House sans l’écouter, je devrais plutôt demander à Spencer ce que ça fait d’embrasser Lisa Cuddy, car on fond c’est ça qui m’intéresse.
-        Vous le savez très bien, répliqua Cuddy en rougissant légèrement.
-        Oh, ça fait très très longtemps, j’aurais bien besoin d’un petit rappel.
-        House, ça suffit ! Je n’ai vraiment pas envie de jouer là, j’attends vos excuses !
-        Quand vous aurez viré cette équipe inutile !
-        Vous pouvez toujours rêver !
-        Alors attendez-vous à d’autres surprises de ma part !
-        Je vous rappelle que vous n’êtes pas en position de négocier, House ! C’est moi, la boss et vous l’employé ! Je peux vous virer comme ça, s’écria t-elle en claquant des doigts.
-        Mais vous ne le ferez pas…
-        Ah non ??
-        Non.
-        Et pourquoi pas ?
-        Parce qu’au final, vous y trouvez votre compte dans tous ces petits jeux entre nous.
-        Vous vous trompez.
-        Alors, virez-moi. Prouvez-moi que vous n’avez pas envie de m’avoir à vos côtés.
 
Elle le regarda dans les yeux, incapable de dissimuler la colère qu’il lui inspirait à ce moment précis. Car il avait encore gagné. Il avait raison, elle ne pouvait se passer de lui.
 
Quand il vit qu’elle ne répondait pas, il lui sourit et tourna les talons, savourant le goût délicieux de sa victoire.
 
 
 
 
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MessagePosté le: Lun 15 Oct - 00:25 (2012)    Sujet du message: [Concours n°5] Les votes Répondre en citant
FanFiction n°3 :


"Une histoire de concurrence"
 



Situation : Quelque part après le 5x07, le baiser a bien eu lieu mais avant la prise d’otage du 5x09.




Lisa Cuddy faisait les cent pas dans son bureau, relevant parfois la tête pour croiser le regard à la fois ennuyé et intrigué de son diagnosticien qui tapotait par terre à l’aide de sa canne, pour montrer son impatience. Elle l’avait convoqué pour lui annoncer quelque chose qui ne lui plairait pas, elle en était certaine, et elle ignorait comment lui apprendre la nouvelle.
-          « Ecoutez House… » commença finalement Cuddy, hésitante, en s’asseyant en face de lui, « Je vous ai fait venir car le conseil d’administration a décidé de remanier un peu l’organisation des différents services de cet hôpital et… »
 
-          « Non. » dit House d’un ton ferme en plantant soudainement ses yeux dans ceux de la doyenne qui le regarda, déstabilisée.
 
-          « Comment ça, non ? » s’enquit-elle.
 
-          « Quelle que soit cette décision, et vu les précautions que vous prenez à me l’annoncer, il est évident qu’elle ne va pas me plaire alors je refuse de m’y plier. » continua-t-il tout aussi fermement. « Et ce n’est pas parce que vous êtes si près de moi que j’ai l’impression que je vais étouffer dans votre décolleté, très plaisant soit dit en passant, que je changerais d’avis. » rajouta-t-il d’une voix plus douce, un sourire moqueur aux lèvres et son regard à nouveau fixé sur la poitrine de la doyenne.
Celle-ci soupira profondément, défaitiste. Puis elle se releva brusquement et recommença à faire les cents pas.
-          « Je sais très bien que vous détestez le changement et j’ai tout de suite su que c’était une mauvaise idée quand ils m’ont dit que je devrais vous l’annoncer, mais le conseil à pris sa décision, vous ne pouvez rien y faire. »
Le diagnosticien se leva à son tour avec l’aide de sa canne et se rapprocha à de la brunette.
-          « Moi non, mais vous, vous êtes la patronne. C’est vous qui prenez les décisions. » dit-il en la fixant de son regard pénétrant.
 
-          « Mais je dois également me plier à celles du conseil d’administration. Croyez-moi, j’ai bien assez de travail comme ça et ça ne m’enchante pas de devoir prendre en charge un plus gros service mais… » se plaignit la doyenne, l’air de rien.
 
-          « Un plus gros service ? Comment ça ? Qu’est-ce que j’ai avoir avec ça ? » s’enquit House, soudainement intéressé.
Cuddy ferma ses yeux un quart de seconde et sourit intérieurement. Bingo. Elle avait réussi à titiller sa curiosité, son point faible. Au moins, maintenant, il daignerait l’écouter.
-          « Nous avons récemment remarqué un surcroit d’activité au niveau du service des diagnostiques. Vous avez à peine le temps de terminer un cas qu’un autre s’est déjà présenté à vous, et c’est une bonne chose. Cependant, vous ne traitez même pas le tiers des demandes. Le conseil à pensé qu’il serait idiot de ne pas profiter de votre notoriété et ils ont jugé utile d’étendre votre service. » A ces mots, le diagnosticien fronça les sourcils, mécontent de la tournure que prenait cette conversation mais laissa la doyenne continuer, inquiet de voir l’importance des changements futurs. « Pour ça, ils ont décidé d’engager un deuxième chef de service, quelqu’un qu’ils ont trouvé dans une clinique indépendante du Massachussetts et qui traitera les cas dont vous n’avez pas le temps de vous occuper, tout en vous consultant pour avoir votre avis. » termina la doyenne, se doutant que le diagnosticien ne tarderait pas à exploser.
 
-          « Non. Non, non et non, il est hors de question que je partage mon service. Et il est hors de question que je partage mon bureau ! » s’exclama le diagnosticien, indigné.
 
-          « Ne vous inquiétez pas Docteur House, contrairement à vous, je préfère être au maximum au contact de mes patients pour les diagnostiquer. Je n’ai pas l’intention de vous prendre votre bureau ou la salle attenante. » Les interrompit une voix féminine. House et Cuddy se tournèrent s’un même geste vers la nouvelle venue, qu’ils n’avaient pas entendu rentrer. Devant leur air surpris, celle-ci reprit : « Oh, je ne me suis pas présentée. Kathryn Hoffman, votre nouvelle collègue. » acheva-t-elle avec un sourire séducteur.
Cuddy la jaugea d’un regard sévère. Non seulement elle n’avait pas frappé avant d’entrer dans son bureau, mais en plus, elle n’avait l’air nullement intimidée par la doyenne qui avait pourtant l’habitude d’impressionner les gens. Pire, elle l’ignorait carrément, son regard fixé sur le diagnosticien. Elle lança un regard vers House, espérant qu’il partage son animosité, mais elle dû s’empêcher de soupirer, consternée, lorsqu’elle vit qu’il était bien trop subjugué par le corps relativement parfait de sa nouvelle collègue pour penser à répliquer.
Cette collaboration s’annonçait mouvementée, mais pas forcément pour les raisons auxquelles elle avait pensé au départ…
Pourtant, deux semaines après l’arrivée de la nouvelle diagnosticienne, Cuddy ressentait un certain soulagement. Elle essayait de se dire que c’était parce que House n’avait pas encore fait exploser l’hôpital pour se venger du partage de son service. En vérité, elle était un peu trop contente que les formes de la nouvelle n’aient été qu’une légère distraction pour House et qu’il soit beaucoup trop agacé pour être véritablement intéressée par elle.
En effet, même si elle savait qu’il était stupide d’espérer une réelle évolution de leur relation, quelque chose avait changé en elle depuis qu’il était venu la consoler après qu’elle ait perdu Joy. Depuis qu’il l’avait embrassée. La partie d’elle qui avait passé les 20 dernières années à nier ses sentiments pour lui s’était tue, et elle avait enfin accepté d’admettre qu’elle était amoureuse de lui. Bien sûr, elle n’avait partagé cette nouvelle avec personne d’autre qu’elle-même et elle ne se sentait même pas prête à avoir une véritable relation avec lui. Mais quelque part, savoir qu’il était venu pour elle, que c’est lui qu’il avait embrassé et qu’il était attiré par elle lui mettait le baume au cœur nécessaire à surmonter la perte de sa « presque fille ». Et tant que cette femme ne venait pas se mettre entre eux, elle continuerait de sourire en voyant House arriver en trombe dans son bureau et se plaindre. Comme à ce moment précis.
-          « C’est un scandale ! Ça ne peut plus se passer comme ça ! » s’exclama le diagnosticien en s’affalant sur une des chaises qui faisaient face à Cuddy.
Elle ne répondit pas mais lui lança un regard interrogateur pour qu’il continue.
-          « La voleuse de service est sur un cas et m’a piqué mon équipe pour le résoudre. TOUTE mon équipe. Je croyais qu’elle était seulement censée me « consulter » pour avoir mon « avis de génie ».
 
-          « Je ne suis pas convaincue d’avoir employé le mot ‘génie’ », sourit Cuddy. Voyant qu’il allait répliquer, elle reprit aussitôt : « Cependant, j’aurais peut-être dû vous rappeler ce qu’est le partage. Le partage de votre service inclut également le partage de votre équipe si elle en a besoin. Estimez-vous heureux qu’elle ne désire pas en plus partager votre bureau et se contente d’un cagibi au quatrième étage.»
 
-          « Mais maman, elle m’a piqué tous mes larbins ! Elle m’empêche de travailler. » geignit-il.
 
-          « Je sais que vous êtes en attente de résultats d’analyse. Par conséquent, vous n’avez pas besoin de votre équipe pour le moment. »
 
-          « Et qui est-ce qui va remplir ma paperasse ? Me faire du café ? » s’indigna House.
 
-          « Hmmm… laissez-moi réfléchir… » commença Cuddy. « Oh mais je sais ! » s’exclama-t-elle, « Pourquoi ne le feriez vous pas vous-même ? » le questionna-t-elle en souriant d’un air condescendant.
Le diagnosticien fronça les sourcils en cherchant à répliquer. En voyant sa moue boudeuse, la doyenne repris d’un ton plus doux.
-          « Ecoutez House… Elle fait son travail. Et d’après les retours que j’ai eu, elle le fait bien. Elle n’est peut-être pas aussi brillante que vous mais les patients l’adorent. Et au niveau du conseil d’administration, ce qui importe, ce sont les résultats. Alors ce n’est pas parce qu’elle vous emprunte votre équipe pendant que vous attendez des résultats que je vais pouvoir la faire virer. En attendant de trouver une meilleure excuse, arrêtez un peu de faire l’enfant gâté et allez embêter Wilson pour que je puisse finir de travailler. » finit-elle d’un ton ferme.
 
-          « La sorcière a peut-être gagné cette bataille mais la guerre n’est pas terminée ! Je trouverais un moyen de la faire tomber ! » s’exclama House en se dirigeant vers la sortie d’un pas décidé, la canne levée vers le ciel, telle une épée. Une fois à l’extérieur, il repassa la tête par la porte et s’adresse directement à Cuddy : « Et pour une fois, en disant ‘sorcière’, je ne parlais pas de vous ! » Puis il claqua la porte devant le sourire amusé de la doyenne.
 
Cependant, une semaine plus tard, House n’avait toujours pas réussi à se débarrasser du Docteur Hoffman. Elle était irréprochable. Il avait essayé plusieurs fois de l’énerver, lui faire perdre patience ou la déconcentrer, mais la jeune femme était d’un calme et d’une gentillesse inouïs. Une sorte de Cameron, version chef de service. Et s’il avait au début été attiré par les courbes de la jeune femme, son air suffisant et ses sourires débordant de guimauve lui donnaient désormais des hauts le cœur.
Trois semaines qu’il la supportait, et puisqu’il n’arrivait pas à trouver une faille dans son comportement à elle, il avait intérêt à trouver d’autres moyens s’il ne voulait pas qu’elle reste une semaine de plus. Après tout, cela ne pouvait pas être si difficile, Cuddy n’avait pas l’air de beaucoup l’aimer non plus. Soudainement, il eut une révélation et se gifla mentalement de ne pas y avoir pensé plus tôt. S’il ne pouvait pas faire flancher Hoffman, il était presque sûr d’arriver à faire craquer Cuddy ! Il ne lui restait plus qu’à élaborer un plan et le mettre à exécution…
Le lendemain matin, en se dirigeant vers le bureau du diagnosticien pour lui soumettre une idée de cas, Cuddy eut la surprise de le découvrir en grande conversation avec celle qui était censée être son ennemie, le docteur Hoffman. Pourtant à en juger par leur proximité, aucune hostilité ne se faisait ressentir entre eux. Essayant d’ignorer le nœud qu’elle avait soudain à l’estomac, Cuddy entra dans la pièce.
-          « House, j’ai un cas pour vous. » annonça-t-elle.
 
-          « J’ai déjà un cas Cuddy. » dit nonchalamment le diagnosticien, répondant au sourire que lui lança Hoffman.
 
-          « Vous avez résolu le vôtre hier. » répondit-elle, n’étant pas sûre de comprendre où il voulait en venir.
 
-          « Donc j’ai décidé d’aider Kate à résoudre le sien. Apparemment il lui donne du fil à retordre mais je suis sûr que cette collaboration pourrait être très bénéfique. » expliqua-t-il en lançant un autre sourire charmeur à sa collègue.
Intérieurement, Cuddy bouillonnait. Non seulement, il était beaucoup trop proche d’elle, mais en plus, voilà qu’il l’appelait Kate au lieu de Docteur Hoffman. Concrètement, elle ne laissa transparaître son mécontentement qu’en haussant un sourcil contrarié.
-          « Vous n’êtes pas censés travailler sur les mêmes cas. » dit calmement la doyenne. « Vous êtes censés partager ce service pour traiter deux fois plus de cas et vous entraider, si besoin. »
Sentant que la doyenne était prête à craquer, House décida d’enfoncer un peu plus le couteau dans la plaie.
-          « Dommage, je suis sur qu’une collaboration plus étroite, » dit-il en insistant sur le dernier mot, « fonctionnerait à merveille. » Termina-t-il en haussant un sourcil suggestif.
 
-          « Ça suffit House ! » s’exclama Cuddy, tentant en vain de garder son sang froid. « Vous allez prendre ce cas maintenant et vous mettre au boulot ou je vous rajoute des heures de consultation ! »
 
-          « Mais Docteur Cuddy… » intervint la diagnosticienne. « Je sais que le rendement est important pour un hôpital, mais en tant que médecin, vous devriez faire passer la qualité avant la quantité. Ces patients sont des  êtres humains, ils ne sont pas que des chiffres à la fin du mois. Je suis persuadé qu’en travaillant ensemble plutôt qu’en séparant le service en deux pour une histoire d’argent, le Docteur House et moi ferions du bien meilleur travail. »
House dû se mordre l’intérieur des joues pour s’empêcher de sourire. Sans s’en rendre compte, Hoffman venait de toucher une corde sensible chez la doyenne, créant exactement l’effet qu’il espérait depuis le début.
-          « Ecoutez Docteur Hoffman. » commença Cuddy lentement, d’une voix sourde.  « Premièrement, ce n’est pas à vous de me dire ce que je dois faire. En particulier si c’est pour insinuer que je fais passer l’argent avant le bien-être des patients de mon hôpital. Ensuite, sachez que ce n’ai pas moi qui ai souhaité vous engager mais que le contrat que vous à proposé le conseil de l’hôpital suggérait ce partage de service pour un meilleur rendement comme vous dites. Enfin, j’ai toujours été très satisfaite de la qualité du travail du Docteur House, alors je n’ai nullement besoin de payer une personne de plus si c’est pour avoir le même résultat ! » finit-elle d’un ton sec.
 
-          « Ne vous sentez pas insultée Docteur Cuddy, ce n’était pas mon intention. » Commença la jeune femme, penaude. « Je suggérais simplement que… »
A la surprise des deux femmes, le diagnosticien la coupa pour demander :
-          « Combien de cas avez-vous résolus depuis votre arrivée Docteur Hoffman ? »
Surprise qu’il l’appelle de nouveau par son nom de famille, la concernée le dévisagea quelques secondes avant de répondre :
-          « Je… Environ une dizaine… » balbutia-t-elle.
 
-          « Laissez-moi reformuler… combien de cas avez-vous résolus par vous-même, sans aucune aide de ma part ? » reprit le diagnosticien.
Aussitôt, Hoffman rougit et répondit d’une voix faible.
-          « Euh… 3 ou 4 je crois. »
 
-          « Mauvaise réponse ! » s’exclama aussitôt House. « En vérité, aucun. » la corrigea-t-il sous le regard étonné de Cuddy, surprise de ce revirement de situation.
 
-          « Mais, le cas de Leucodystrophie métachromatique… » tenta de se défendre la jeune femme.
 
-          « Je l’ai subtilement suggéré à Kutner qui a fini par vous la suggérer. » répondit fièrement House.
 
-          « La maladie de Wilson ? » tenta-t-elle à nouveau.
 
-          « Ce coup-ci c’était Numéro Treize ma complice. Taub pour la Maladie de Lyme et en toute logique, Wilson pour le cancer du pancréas. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de me servir de Foreman. » conclut House.
 
-          « Je ne comprends pas House… pourquoi êtes-vous en train de m’enfoncer ? »
 
-          « Pour prouver au Docteur Cuddy que vous êtes incompétente et que la seule raison qui fait que ce partage de service fonctionne, c’est parce que JE résous 2 fois plus de cas. » répondit-il fermement.
 
-          « Mais il y a 15 minutes vous m’expliquiez votre désir de vous rapprocher de moi pour travailler, je vous cite, main dans la main… » répondit la jeune femme, dans l’incompréhension la plus totale.
 
-          « Oh… ça… c’était juste pour la rendre jalouse… » chuchota-t-il en faisant un signe de la tête vers Cuddy, mais bien assez fort pour que les deux femmes l’entendent.
 
-          « QUOI ? » s’exclama la doyenne qui avait assisté attentivement à la conversation, et qui ne faisait que commençait à prendre conscience de la manipulation du diagnosticien.
 
-          « Mais ça a marché ! » reprit-il aussitôt. « J’ai réussi à la rendre jalouse pour l’agacer, vous vous êtes enfoncée en l’énervant un peu plus, et j’ai enfin pu prouver votre incompétence devant la grande patronne. »
 
-          « Donc vous avez fait tout ça pour me faire virer ? » demanda Hoffman, outrée. House acquiesça et elle reprit. « Ça ne sera pas utile Docteur Cuddy, » reprit-elle en se tournant vers la doyenne qui était toujours estomaquée. « Je démissionne. » Elle ignora le cri de victoire du diagnosticien et poursuivit : « L’environnement de travail de cet hôpital est bien trop hostile. Avoir un arrogant pareil pour collègue, ça ne me manquera pas ! » dit-elle avant de quitter la pièce d’un pas décidé.
La joie intense que ressentit House face à l’abandon de son opposante fut de courte durée. En effet, lorsqu’il plongea son regard dans celui, froid, de Cuddy, il sut qu’il allait passer un sale quart d’heure. Il avait conscience d’avoir joué avec ses sentiments, même si dans un sens, ça le rassurait qu’elle se soit montré aussi jalouse envers Hoffman. Mais il savait qu’elle allait être en colère contre lui, et il avait intérêt à la jouer finement.
-          « Bon, et bien on a enfin réussi à s’en débarrasser de celle-là ! Rien ne vaut le travail d’équipe ! » s’exclama-t-il d’un ton qui se voulait nonchalant. Il osa un sourire en direction de la doyenne, qui disparu aussitôt qu’il croisa son regard noir.
 
-          « Vous vous foutez de moi ? » s’exclama-t-elle d’une voix dure.
 
-          « Je… » commença House d’un ton plus doux.
 
-          « Non. Vous allez la fermer pour changer. Et vous allez vous mettre à bosser ! Vous êtes en charge du cas d’Hoffman, plus de celui que je suis venue vous déposer, puisque vous avez réussi à prouver que vous êtes assez intelligent pour résoudre vos cas et ceux d’une autre à la fois. Et quand ce sera fini, je vous en donnerais plusieurs autres. En même temps. Et des consultations. Jusqu’à ce que mort s’en suive ! » S’exclama-t-elle en sortant à son tour de la pièce, ses talons claquant sèchement contre le sol.
House soupira mais conserva un léger sourire. Il était certain que si elle avait pu claquer la porte de verre derrière elle sans risque de la casser, elle l’aurait fait. Il avait mérité sa colère et il le savait. Elle avait certainement l’impression qu’il avait joué avec ses sentiments et même s’il s’en était servi pour aller dans son sens à lui, il fallait qu’il lui montre qu’il ne se fichait pas complètement d’elle. Il décida de la suivre dans son bureau. Lorsqu’il entra dans l’antre de la doyenne, il la remarqua en face de la fenêtre, à regarder dehors d’un air perdu. Comme il avait ouvert la porte avec douceur, elle ne l’entendit que lorsqu’il la ferma avec un peu plus de force.
-          « Dehors House. Je n’ai pas envie de vous voir pour le moment. » dit-elle d’un ton ferme.
Au lieu de l’écouter, il se rapprocha au contraire de la doyenne qui semblait perturbée par cette soudaine proximité.
-          « House ! Je vous ai dit de partir ! » s’exclama-t-elle en mettant un peu plus de distance entre eux. »
 
-          « La vitesse à laquelle votre jalousie a fait son apparition était intéressante… » sourit le diagnosticien en ignorant l’ordre de sa patronne.
 
-           « Vous m’avez manipulée ! » s’exclama la doyenne les joues rougies, honteuse d’avoir réussi à se faire avoir aussi facilement.
 
-          « Mais vous admettez que vous étiez jalouse. » sourit le diagnosticien.
 
-          « Mais pas du tout je… » balbutia-t-elle.
Il se rapprocha une nouvelle fois d’elle, encore plus près cette fois-ci. Beaucoup trop près au goût de la doyenne qui avait désormais du mal à se concentrer sur la conversation.
-          « Même si je ne suis pas mécontent de l’issue de la discussion, vous aviez tort d’être jalouse, vous n’aviez rien à lui envier… » chuchota-t-il en posant une main sur sa hanche, tout en la sondant du regard pour voir sa réaction. Elle restait immobile, comme de marbre.  Il se pencha vers elle et murmura à son oreille : « Vous êtes beaucoup, beaucoup plus sexy qu’elle.»
 
-          « House… » murmura la doyenne d’une voix faible, sans vraiment savoir ce qu’elle attendait de lui.
 
-          « Ne vous inquiétez pas, je ne dirais pas au conseil d’administration que vous êtes trop jalouse de quiconque s’approche de moi pour autoriser cette femme à travailler ici, même si je trouve ça très flatteur… » Cette fois, il la prit par surprise et déposa avec tendresse un rapide baiser sur ses lèvres, qui était terminé avant qu’elle ait eu le temps de réagir. « J’ai retrouvé mon département et votre rivale numéro 1 est partie, on est quittes. Merci boss. » Il fit glisser sa main le long de la hanche de la jeune femme et lui donna une petite tape sur les fesses avant de sortir du bureau de la doyenne, le sourire aux lèvres.
Cuddy attendit qu’il soit hors de son champ de vision pour enfin oser esquisser un sourire en se disant qu’un peu de concurrence, parfois, cela permettait de faire avancer les choses. Elle glissa un doigt sur ses lèvres, repensant au baiser du diagnosticien et se laissa tomber sur la chaise de son bureau pour se remettre à travailler, le cœur léger.
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