[Concours n°6] Les votes

 
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LoveHuddy
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MessagePosté le: Jeu 8 Nov - 00:27 (2012)    Sujet du message: [Concours n°6] Les votes Répondre en citant
Concours n°6
Les Votes
      
    

Rappel du sujet : Un essai clinique a lieu a l'hopital. Tous les medecins ont pour obligation de se constituer en binome, et de tester, enfermés dans une piece pendant 4h d'affilée, un nouveau medicament sensé "relaxer et deshiniber" les individus. Chacun leur tour ils devront ainsi noter leur conclusion sur les effets produits sur leur partenaire...

Voici maintenant les fictions en competition pour ce 5eme concours sur Sweetsauce. Vous avez une semaine complete pour faire votre choix, ainsi la cloture des votes est a la date du mercredi 14 novembre, minuit.
Je place les quatre fictions dans des posts differents, pour une meilleure visibilité.

A vous de voter !
__________________________
Huddy <3 Huli <3
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Dernière édition par LoveHuddy le Jeu 8 Nov - 02:47 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 8 Nov - 00:27 (2012)    Sujet du message: Publicité
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LoveHuddy
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MessagePosté le: Jeu 8 Nov - 00:42 (2012)    Sujet du message: [Concours n°6] Les votes Répondre en citant
FanFiction n°1 :

"Let the Party Begin"
 



Contexte :
 
-         Lieu : Princeton Plainsboro Teaching Hospital
-         Période : milieu saison 7, House et Cuddy sont toujours ensemble mais leur couple commence à battre de l’aile.
 
Lisa Cuddy, doyenne de Princeton Plainsboro, avait accepté, à la demande du ministère de la santé que son hôpital participe au test du nouveau médicament qui s’annonçait révolutionnaire : la Trigliannine, liquide au pouvoir désinhibant très important. Le but était de pouvoir à terme l’utiliser sur des patients dont la santé était en danger et qui avaient des difficultés à fournir à leur médecin toutes les informations nécessaires à leur guérison.
 
Il était évidemment hors de question de tester le nouveau médicament sur des patients, il serait donc essayé par près de 1500 médecins dans tous les Etats-Unis. A Princeton Plainsboro, les membres du personnel s’étaient montrés quelque peu réticents et Lisa Cuddy et Gregory House avaient décidé de s’inscrire pour montrer l’exemple. En outre, House était enchanté de se prêter à l’exercice, Cuddy un peu moins. Huit autres médecins avaient ensuite accepté de jouer le jeu, ce qui faisait un total de cinq binômes.
 
La doyenne avait exigé que le diagnosticien se mette avec elle. En tant que directrice de l’établissement prestigieux, elle ne souhaitait pas « se détendre » et possiblement se ridiculiser devant un de ses employés. Avec House, c’était différent, ils partageaient le même lit depuis quelques mois, elle se sentait donc plus en confiance et le résultat du test n’en serait que plus pertinent. House l’avait fait mijoter un peu en prétendant qu’il ne la voulait pas comme partenaire, espérant qu’elle finirait par le supplier, mais en réalité il était ravi. Voir sa stressée de compagne se décoincer un peu pourrait être mémorable. Peut-être même qu’ils pourraient s’envoyer en l’air en fin de session…
 
 
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXX 
  
-         Bon je rappelle les règles, commença Cuddy après s’être installée sur une des deux chaises qui entouraient la table carrée du petit local où ils avaient décidé de faire le test. Elle s’empara de la circulaire fournie par le ministère de la santé. L’ensemble des questions doit être posé en 40 minutes environ, ce qui correspond à la durée moyenne des effets du médicament. Ensuite, on fait une pause de 15 minutes et on inverse les rôles. -         Compris ! répondit House adossé contre le mur en face d’elle, sa balle rouge roulant entre ses paumes
-         J’ai pas terminé…Les questions sont délibérément personnelles, voire indiscrètes/gênantes, le but étant de tester à quel degré le médicament désinhibe et jusqu’où les patients peuvent aller dans leurs révélations.
-         Ça va pas être triste.
-         Dernier point, continua la jeune femme sans prêter attention à la remarque de son partenaire, il est interdit de marquer les réponses aux questions, en revanche il est nécessaire de reporter avec précision le comportement observé chez l’interrogé.
-         Compte sur moi. On a le droit de se toucher ?
 
Cuddy leva les yeux au ciel.
 
-         Mets-y du tien House, dans 1h30 je veux être de retour dans mon bureau.
-         Relève ta manche alors, au lieu de parlementer, répliqua le diagnosticien en sortant une seringue de la petite trousse officielle qu’on leur avait envoyée.
-         Pourquoi c’est moi qui commence ?
-         Les femmes et les enfants d’abord ! Et puisque les enfants ne sont pas autorisés à participer au test, l’honneur te revient ! Donne-moi ton bras.
-         Tu as les questions ?
-         Tout est prêt, répondit le diagnosticien en désignant l’enveloppe scellée qui contenait les questions et un CD. Tends ton bras.
 
La doyenne s’exécuta en soufflant, regrettant déjà d’avoir accepté de participer à ce stupide test.
House lui agrippa fermement le poignet et, d’un geste expert, lui enfonça la fine aiguille dans le creux du bras.
 
-         Et voilà ! fit-il sur in ton joyeux en jetant la seringue vide dans la poubelle qui se trouvait derrière lui, que la fête commence !
 
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX 
  Cuddy répondit aux quatre premières questions sans faire défaut à sa rigueur habituelle, ne se sentant nullement affectée par le liquide désinhibiteur. House la trouvait légèrement plus bavarde que d’habitude, en général elle allait droit au but dans les conversations, mais là son discours était clairement plus détaillé. On sentait encore beaucoup d’autocensure, mais la différence était perceptible et House en prit note, un sourire sur les lèvres.
 
Les effets du médicaments, s’ils se manifestaient réellement, devaient atteindre un pic au bout d’une vingtaine minutes. C’était à ce moment là tout particulièrement que, si le produit venait à être commercialisé, les médecins devraient interroger le patient malade qui retenait des informations capitales.
 
A la sixième question – « Vous êtes vous déjà prêté(e) à des expériences inhabituelles ou socialement inacceptables ? », il devint soudain évident que la censure n’était plus de la partie. La question devait inciter le patient à révéler des comportements à risque dont il avait honte de parler.
 
Cuddy décroisa ses jambes, se recula sur sa chaise et se mit à rire :
 
-         Voyons voir…ah oui ! Cette soirée…le strip poker ça compte ?
-         Heu…quoi ? Toi, tu as joué au strip poker ? Quand ?
-         Oh, il n’y a pas plus de trois ans ! répondit-il en souriant, c’était vraiment marrant mais il a quand même fallu que j’avale quelques verres avant d’accepter de retirer tous mes habits devant les autres joueurs.
 
 
Bon. Nous y voilà.
 
-         Très bien, très bien, c’est noté, répondit le diagnosticien mi-amusé, mi....agacé ? Jaloux ? Intrigué ? Difficile à dire…
-         Et sinon aussi, j’ai…
-         C’est bon, la coupa House, un exemple suffit, passons à la question suivante.
-         Ok, approuva Cuddy soulagée, un semblant de retenue persistant malgré tout en elle.
 
La huitième question correspondit, dans le cas de Cuddy, au pic d’efficacité du médicament. Elle consistait à diffuser une chanson et à se contenter de noter quel type de comportement émotif elle faisait naître chez la personne testée. House retira le CD ministériel de sa pochette transparente et l’inséra dans le PC de Cuddy qu’ils apporté pour cette partie du test.
 
La chanson avait été choisie pour son contenu nostalgique mais était enrobée d’une musique et d’un rythme dynamique. House plaça l’ordinateur devant lui et démarra la chanson.
 
Il n’eut même pas le temps de demander à sa compagne ce que la musique lui inspirait.
 
Sa surprise fut de taille quand il la vit se pencher sous la table qui les séparait. Il se décala sur le côté et constata qu’elle retirait ses chaussures à talons. Puis, tout naturellement, Lisa Cuddy monta sur sa chaise et enfin sur la table.
 
-         Qu’est-ce que…
 
 
La jeune femme offrit un sourire coquin au diagnosticien perplexe et commença à se déhancher au rythme de la musique entraînante. Les bras au dessus de sa tête, son corps ondula sensuellement et ses pieds nus martelèrent la table, bien en rythme. Elle avait fermé les yeux et se mit à tourner sur elle-même sous le regard captivé du diagnosticien.
 
Une sonnerie vint interrompre le spectacle, et House sortit en soupirant son portable qui hurlait dans sa poche.
 
 
-         House, on a un souci, fit la voix inquiète de Foreman, il faut qu’on interrompe le test, passez-moi Cuddy s’il vous plaît, j’ai besoin de son accord.
-         Impossible ! Cuddy est en train de danser sensuellement debout sur une table, vous comprenez bien que je ne peux pas la couper dans son élan, il s’agit d’un exercice sérieux.
-         Que...hein ?
-         Laissez tomber, qu’est ce qui se passe ?
-         Il se passe que Taub fait des révélations délirantes sur sa vie privée, des choses que personne n’a envie d’entendre et je refuse de tester le médicament après lui! Ce truc est vraiment glauque !
-         Vous avez tant de choses à cacher que ça ? Taub sera ravi d’apprendre qu’il s’est livré à vous et que vous n’êtes pas prêt du tout à en faire autant.
-         J’ai pas signé pour ça, bordel !
-         Et vous vous attendiez à quoi ? Il fallait vous mettre en binôme avec Thirteen si vous cherchiez quelque chose de plus croustillant.
-         C’est ça, foutez-vous de moi…
-         Ecoutez, c’est un test médical comme les autres, vous savez très bien que vous êtes en droit de tout arrêter à n’importe quel moment alors au lieu de foutre en l’air le nôtre, prenez vos responsabilités.
-         …
-         See ya !
 
House ferma le clapet du téléphone entre ses doigts et reporta son attention toute entière sur sa compagne qui commençait à se laisser langoureusement glisser le long du mur.
 
La chanson allait prendre fin dans quelques secondes mais le diagnosticien l’interrompit d’un clic sec sur le stop.
 
Il venait d’avoir une idée.
 
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX 
  -         Descends de là, Cuddy, demanda House, la tête à la hauteur des mollets de sa compagne.
-         La chanson n’était pas terminée, tu vas faire foirer le test ! répliqua la jeune femme, les mains sur ses hanches et un air mécontent sur le visage.
-         Ne t’inquiète pas, les résultats sont plus que concluants, on n’a pas besoin des dix dernières secondes de la chanson. Descends.
 
Il lui tendit une main mais elle la refusa, descendit par la chaise où elle était montée et s’y rassit.
 
-         Le test est terminé, mentit le diagnosticien
-         Déjà ? Tu es sûr ? Il n’est que…
-         Certain, coupa House en glissant la feuille de questions et ses commentaires dans une enveloppe officielle qu’il scella avec la bande collante prévue à cette effet.
 
En réalité, il restait cinq questions mais House les jugea inutiles. A l’évidence, Cuddy avait atteint le pic d’efficacité il y a quelques minutes et les effets allaient bientôt se dissiper. Il fallait agir vite.
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX 
  -         Bon, c’est à ton tour alors ! s’exclama la jeune femme, un grand sourire sur les lèvres.
-         On est en avance, pas la peine de se presser.
-         Mais…
-         En fait, il y avait une dernière question.
-         Quoi ?
-         La plus difficile…
 
Cuddy sonda son partenaire, ses yeux plongés dans les siens.
 
-         Et ben vas y, crache le morceau, ordonna Cuddy
-         La personne testée doit dire, en détails et sans détour, ce qu’elle pense de son binôme.
 
Cuddy observa le visage de son compagnon puis éclata de rire, la tête renversée en arrière.
 
-         Tu plaisantes là ? Tu crois que je ne vois pas clair dans ton petit jeu, House ? Cette question n’existe pas !
-         Comment tu peux le savoir ?
-         Ça ne t’a pas suffi de me voir danser sur la table ? Oui, ce médicament m’a totalement décontractée et à vrai dire je ne suis pas sûre d’avoir été totalement moi-même quelques minutes plus tôt, mais…
-         Si tu étais toi-même, une version non refoulée de toi-même, c’était plutôt excitant… Réponds à la question, Cuddy.
-         Certainement pas, tu ne profiteras pas de ce test pour savoir des choses que tu n’oses pas me demander en temps normal. Je suis peut-être plus apte à faire des révélations avec ce foutu liquide dans les veines, mais je ne suis pas complètement idiote…
-         Je te dis qu’elle fait partie des questions officielles ! s’énerva le diagnosticien.
-         Alors pourquoi tu as scellé l’enveloppe ?
 
 
Merde.
 
-         Parce que je veux garder la réponse pour moi. Personne n’a besoin de savoir.
-         Et personne ne t’a demandé de noter les réponses, au contraire, tu es censé faire des remarques au niveau comportemental, c’est tout !
-         Je sais mais…
-         House, coupa t-elle d’une voix plus douce, tu sais déjà tout ce que je pense de toi, pourquoi tu joues à ça…?
 
Il la regarda dans les yeux et se sentit pris au piège. Elle l’avait démasqué et il se trouvait en position de vulnérabilité. Coupable d’avoir voulu manipuler sa compagne, coupable d’avoir voulu profiter de son inhabituelle décontraction pour lui soutirer des informations qui lui tenaient à cœur…
 
-         Oui, je sais, tu m’aimes, je suis l’homme le plus incroyable que tu aies jamais rencontré, un crétin égoïste mais brillant et terriblement doué au lit, blablabla…
 
La jeune femme sourit avec tendresse.
 
-         Tu vois, tu sais déjà tout…
-         Non, c’est faux. Qu’est-ce qui me prouve que c’est réellement ce que tu penses ?
-         Rien, il n’y a aucun moyen de vérifier. Ça s’appelle la confiance.
 
Il avait l’air sérieusement embêté, inquiet même. Elle tendit sa main vers la sienne.
 
-         Ça te tourmente tant que ça de ne pas pouvoir lire dans mes pensées ?
-         Tu n’imagines même pas, répliqua t-il fuyant son regard.
 
Wow. Qui faisait des révélations maintenant ? Pas besoin de ce foutu médicament en fait.
 
-         Gregory House, je déteste ton épouvantable caractère, ton cynisme insupportable, tes blagues stupides, tes raisonnements tirés par les cheveux, ton absence de scrupules, ton mépris du professionnalisme et je déteste quand tu me mens et quand tu ne fais pas attention à moi. Mais je me déteste encore plus parce que j’arrive à passer au dessus de tout ça et que je t’aime, profondément et inconditionnellement. Je ne sais pas si on restera toujours ensemble, je ne sais pas si on y arrivera, si je te supporterai… mais mes sentiments envers toi n’en seront pas moins forts…quoi qu’il arrive.
 
House acquiesça en la regardant dans les yeux, le visage sérieux. Puis un sourire se dessina sur son visage.
 
-         Avoue que tu n’aurais jamais dit tout ça sans le médicament.
 
La jeune femme leva les yeux au ciel.
 
-         Je t’aurais dit exactement la même chose, House, ne soit pas ridicule. On n’a pas besoin de ce foutu désinhibiteur pour être franc l’un envers l’autre, si ?
-         J’en sais rien…fit-il en remontant une manche de sa chemise.
-         Qu’est-ce que tu fais ? demanda Cuddy
-         C’est mon tour…répondit-il en faisant glisser la seconde seringue vers elle.
-         On n’est pas obligé de le faire.
-         Bien sûr que si, ce ne serait pas juste envers toi, expliqua House feignant un souci d’égalité. En réalité, il voyait clair dans son refus.
-         Un résultat suffit, c’est bon, arrêtons-nous là.
-         Pourquoi ? Tu ne veux pas savoir ce que je pense vraiment de toi ?
 
Elle le toisa du regard. Elle allait lui donner une réponse parfaitement sincère mais se mordit la lèvre à temps. Foutu médicament.
 
-         Très bien, je n’insiste pas ! conclut House en récupérant la seringue et en la glissant dans sa poche.
-         House !
-         Quoi ?
-         La seringue, dans la trousse !
 
House sourit et s’exécuta en soupirant.
 
-         Tu es insupportable…
-         Et c’est pour ça que tu m’aimes, répliqua t-il
 
Elle sourit, d’un sourire franc et joyeux et se pencha à travers la table pour embrasser le diagnosticien.
 
-         J’espère qu’ils le commercialiseront, ce médicament…glissa t-il contre les lèvres de Cuddy
-         Ferme la, House…
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MessagePosté le: Jeu 8 Nov - 00:44 (2012)    Sujet du message: [Concours n°6] Les votes Répondre en citant
FanFiction n°2 :

"Trying Bedex®"
 


Situation: House est avec Stacy donc avant la série ou les quelques épisodes de la saison 2 où ils sont ensemble. Comme vous le sentez.




t= H – 20 min


Les responsables de la firme Overchised attendaient avec Cuddy devant son bureau.


-          Que fait-on alors ? Demanda Cuddy.
-          Auriez-vous un autre docteur à nous conseiller ?
-          Heum… Je ne sais pas. C’est quelque chose de peu commun à faire, je ne pense pas que beaucoup de personnes accepterait. Mais c’est déjà mieux que de faire ça sur des patients.
-          Je comprends. Et que penseriez-vous de lui ? Demanda le patron de la firme en montrant du menton House qui entrait dans le hall avec Stacy à ses côtés.
-          Le Docteur House ??? Vous voulez rire. Hoqueta Cuddy en zieutant House qui s’approchait d’eux.
-          Messieurs dames bonjour. Vous préparez une petite sauterie ? Sourit mielleusement House en passant son bras autour de Stacy tout en savourant le regard de Cuddy.
-          Docteur House je vous propose de participer à une expérience avec votre femme. Vous êtes partant ?
-          On peut gagner du fric ?
-          Non. Mais la renommé de votre hôpital et des fonds pour de nouvelles recherches, oui.
-          C’est une motivation pour Cuddy, pas pour moi. Grimaça House. Proposez-lui plutôt.
-          Le Docteur Cuddy a déjà accepté. Il nous manquait simplement 3 autres participants. Connaissez-vous un docteur susceptible d’accepter ?
-          Bien entendu… Sourit House d’un air vicieux.




t = H – 5 min


Wilson s’approcha du bureau de la doyenne, les sourcils froncés. House l’avait appelé et lui avait demandé de descendre pour qu’il participe à un jeu, mais venant de House c’était bizarre. Et d’autant plus bizarre que Cuddy, Stacy et House étaient avec 2 autres hommes inconnu.


-          Bonjour, Docteur Wilson je présume. Je suis Maurice Grant, directeur de la firme Overchised. Nous vous avons contacté pour que vous participiez avec les Docteurs Cuddy et House ainsi qu’avec Stacy Warner à l’expérimentation de notre nouveau médicament : Bedex®. Nous n’allons pas vous indiquer de quoi il s’agit parce que nous vous demandons de noter les effets que cela fait à votre coéquipier. Vous serez enfermés pendant 4 heures dans une salle et à chaque mouvement ou parole ou autre qui vous paraissent important vous devez le noter sur votre carnet que vous nous rendrez à la fin des 4 heures.



Tous ouvrirent la bouche pour répliquer quelque chose mais la montre du patron sonna et ils les poussèrent à l’aveuglette vers 2 salles d’auscultation. Par pur hasard, Wilson se retrouva avec Stacy dans la salle numéro 1 et House avec Cuddy dans la salle numéro 2.




t = H


Cuddy fixa la porte fermée devant elle. Etait-ce vraiment un coup du sort qu’elle se retrouve avec House dans cette salle ? Elle expira difficilement, ayant presque envie de vomir. 4 heures avec House allait être long ; elle avait presque envie d’espérer que le médicament soit un somnifère.



Elle se retourna pour faire face à House et se pinça les lèvres en le voyant fixer les petites pilules roses.



-          C’est rien que ça le médoc’ ? Lui demanda-t-il.
-          C’est tout ce que vous trouvez à dire ?
-          De quoi ? Demanda-t-il en se tournant vers elle.
-          Stacy est enfermée dans l’autre pièce. Ca ne vous rend pas coléreux ?
-          Je n’ai rien n’à craindre de Wilson. Répondit House sèchement.



Cuddy acquiesça et s’approcha de lui pour prendre un petit gobelet et la pilule puis les tendit à House.



-          Avalez-ça.
-          Et vous ?
-          Je dois le prendre en même temps que vous je crois.


Ils se regardèrent pendant qu’ils firent glisser la pilule dans leurs bouches. Après quelques minutes, Cuddy détacha son regard de celui de House et nota sur son carnet l’heure de prise du comprimé.




t = H + 24 min


Cuddy était assise contre la petite étagère et s’amusait à gonfler et dégonfler ses joues en attendant que le médicament fasse effet. House, lui, était allongé sur la table d’auscultation et faisait tourner sa canne au-dessus de lui. On n’entendait pas un bruit, peut être un reniflement par ci - par là mais rien de bien intéressant.



-          Et sinon, pas de toy boy ? Demanda soudainement House.
-          Quoi ? S’insurgea Cuddy. Elle était tout de même heureuse que House brise le silence.
-          C’est juste pour poser une question comme ça.
-          Sérieusement House ? C’est tout ce que vous avez trouvé ?
-          Bah c’est au cas où le médicament ne nous fasse perdre la mémoire ou que nous soyons amené à faire des choses en-dessous de la ceinture. Je ne voudrais pas que ça brise le cœur au petit Willy.
-          Willy ? Questionna Cuddy en fronçant les sourcils.
-          Willy – Tony, … C’est kif-kif.



Cuddy poussa un soupire d’exaspération, ces 4 heures allaient être longues.




t = H + 1h03 min


Après plus d’une demi-heure passée sur le sol, Cuddy se leva pour s’approcher de la table d’auscultation. Elle poussa les jambes de House et s’assis en fixant la porte. House haussa un sourcil et se racla la gorge.


-          Quoi ? Demanda Cuddy un peu sèchement. J’avais mal aux fesses. Termina-t-elle pour sa défense.
House tendit le bras pour attraper son carnet mais Cuddy le stoppa en posant sa main sur son bras.
-          J’avais mal aux fesses ! Répéta-t-elle, refusant que son geste soit pris comme un « symptôme » bien qu’elle ait eu simplement envie de venir s’asseoir près de lui.


House fronça les sourcils, peu rassuré par ce qu’elle venait de lui dire. Il fixait le mur, sachant pertinemment qu’elle le fixait lui. Il se sentait bizarrement peu à l’aise, il était House tout de même, mais il n’était absolument pas habitué à ce que Cuddy ait autant d’assurance face à lui.


-          J’ai effectivement eu peu d’hommes dans ma vie. Dit Cuddy dans le vide.
-          Et est-ce qu’ils vous ont assez satisfaite ? Dit soudainement House, ces paroles sortant de sa bouche plus vite qu’il ne le voulait. Le médicament commençait à faire effet sur lui aussi.


Rapprochement ; grande assurance ; délie les langues -> désinhibe : 1h03




t = H + 1h11 min


Alors que Cuddy continuait à parler de ses « amours » à House, celui-ci fit passer son bras derrière elle tout doucement tout en faisant mine de l’écouter. Très délicatement il rapprocha un peu plus sa main des fesses rebondies de sa patronne, un peu plus… Encore un peu… Et puis voilà ses 5 doigts en contact avec le tissu fin de sa jupe cigarette, très doux et chaud. Fière de lui il caressa légèrement cette partie du corps de Cuddy, oubliant qu’il voulait faire ça discrètement sans qu’elle ne s’en aperçoive. Mais maintenant il s’en fichait, il était content de lui et elle ne semblait pas le moins du monde offusquée – ce qui ne ressemblait pas à la Cuddy d’habitude – alors il en profita.


Attouchements ; aisance ; relaxation : 1h11




t = H + 1h43 min


Cuddy souffla, le temps passait très lentement et elle avait très chaud… Trèèèèèèèèès chaud. Alors elle déboutonna son chemisier l’air de rien, comme si ce geste était tout à fait naturel. Le dernier bouton défait, elle se tourna vers House toute sourire et le vit fixer son soutien-gorge gris-rose en dentelle. Elle sourit un peu plus. Il saliva, cela la fit rire.



Repoussant sensuellement ses cheveux en arrière elle se tourna totalement vers lui – lui offrant la vue complète sur son buste divinement bien musclé – et posa ses mains de part et d’autre de sa chemise qu’elle commença à déboutonner lentement. La mine réjouit elle remarqua que pour une fois il ne portait pas de t-shirt en-dessous et fit glisser le vêtement bleu marine le long de ses bras.


Instantanément House entoura la taille fine de Cuddy se ses longs bras et posa ses paumes à l’orée de la fermeture éclaire de la jupe de sa patronne. Il se sentait bien et ce geste était une évidence pour lui. Il approcha son visage du sien et ferma les yeux. Il frotta son nez contre son front et huma son odeur : fruits sucrés, enivrant.


-          Si j’avais été l’un de ses garçons je vous aurais dominé, parce que je sais que c’est ce que vous aimez, un mâle qui prennent pleinement possession de vous aussi bien physiquement et mentalement. Vous auriez hurlé mon nom, on aurait vu l’emprunte parfaite de votre corps sur le matelas, vos cuisses se seraient refermées autour de mes hanches pendant que ma…
-          STOP ! Hurla Cuddy.


House rouvrit les yeux et se décala pour la regarder droit dans les yeux, elle avait les joues rosées, sa poitrine montaient et descendaient rapidement à un rythme anarchique, et ses pupilles étaient dilatées signe d’un plaisir non dissimulable.



Tension sexuelle ; rires bêtas ; contacts physiques ; désir sexuel ; paroles enflammées (peu être un peu trop) : 1h43




t = H + 2h18 min


Les 2 docteurs continuaient à se toucher, se caresser lors qu’ils entendirent un bruit sourd dans la salle d’à côté, là où il y avait Wilson et Stacy. Cela bloqua instantanément House qui repoussa Cuddy pour se lever et aller coller son oreille contre le mur.


-          Vous entendez quelque chose ? Demanda timidement Cuddy, se rendant soudainement compte de son état et tint son chemisier avec sa main pour tenter de cacher sa poitrine de la vue de House.
-          Rien. Aucun bruit.


Il se retourna et se fit glisser jusqu’au sol en soupirant. Il avait foi en Stacy, il savait également que ce n’était absolument pas le genre de Wilson de le trahir. Mais bizarrement il s’imaginait que Wilson avait été drogué par le médicament et qu’il était tombé par terre, complètement amorphe.


-          Vous savez, c’est pas facile avec Stacy. Elle est distante… Et moi aussi. J’ai de plus en plus de mal à la cerner et pour tout avouer, j’ai qu’une envie, c’est de la quitter.


Cuddy ouvrit la bouche mais la referme rapidement. Elle était très surprise de voir qu’House se confiait ainsi sur sa relation avec Stacy.



-          Mais pourtant vous sembliez tellement proches ?
-          Ha, ça c’est juste pour vous rendre jalouse. Sourit House.




t = H + 3h01 min


Après presque une heure de silence ou de discussions très variées il se passa quelque chose d’intéressant dans la salle d’auscultation numéro 2.



House se leva pour aller boire de l’eau. Il attrapa la carafe et un gobelet et but 3 verres d’affilé.


Déshydratation.


 Il reposa le gobelet sur la petite étagère et se retourna, mais hoqueta lorsqu’il remarqua que Cuddy se tenait juste derrière lui, tout proche de lui. Il était presque nez à nez avec elle. Il ouvrit grand les yeux lorsqu’elle fit glisser ses mains derrière lui pour empoigner ses fesses tout en enfonçant ses hanches dans son entre-jambe qui commençait à s’éveiller peu à peu.


-          Je veux hurler votre nom, vous sentir puissant au-dessus de moi et en moi, je veux vos hanches puissantes me collant à la table ; tout de suite… Susurra-t-elle à l’oreille, quémandant ce qu’il lui avait dit il y a plus d’heure heure.



House déglutit difficilement mais n’eut pas le temps de se faire à l’idée que Cuddy le draguait ouvertement et voulait de lui sans qu’il n’ait à faire quoi que ce soit. En effet, ses lèvres entrèrent en collision avec les siennes et sa langue s’engouffra dans sa bouche. Elle gémit lorsqu’elle le sentit répondre à son envie soudaine.


Attirance sexuelle ; désir puissant ; pulsions : 3h01




t = H + 3h24 min


Cuddy hurla le nom de House, ses cuisses toutes tremblantes autour de la tête de House, l’orgasme le plus puissant qu’elle avait eu depuis bien longtemps. Elle passa ses mains à l’aveugle vers ses jambes pour pouvoir empoigner House et le ramener vers ses lèvres ; elle y ventousa les siennes et lui fit comprendre qu’il devait tenir les reines.



House ne se fit pas prier et retira son pantalon et son boxer, seuls vêtements qu’il restait pour que leur fusion soit complète. Mais la table était trop petite et peu solide pour supporter leurs deux poids. Alors il se leva sans lâcher une seule fois la taille de Cuddy, contourna la table pour venir se placer perpendiculairement à celle-ci et s’engouffra entre les jambes déjà ouvertes de Cuddy.



Elle lui sourit, il l’embrassa, et il entra enfin en elle en un long râle de soulagement. Il se retenait maintenant depuis 3h30.


Besoin ; plaisir ; acte sexuel : 3h24




t = H + 3h45 min


Cuddy était allongée par terre, nue, une main sur le cœur, l’autre allongée près de House qui se tenait dans la même position près d’elle. Leurs respirations anarchiques, quelques petits rires par-ci par-là, et surtout l’état de la table d’auscultation – qui n’avait finalement pas survécu aux assauts – témoignaient de leur acte sexuel furieusement féroce et puissant. Jamais Cuddy n’avait ressentit pareil désir et pareil besoin, jamais House n’avait su répondre aussi bien aux volontés de sa belle.



-          Vous croyez que ce médicament est du viagra ? Demanda Cuddy encore un peu à bout de souffle.
House rit puis roula pour récupérer ses vêtements et les enfiler.
-          Le Grand Greg House n’a pas besoin de viagra. Je vous aurais fait monter au 7° ciel de toute façon.


Cuddy sourit à sa « modestie », elle le savait pertinemment, et surtout elle savait bien qu’eux deux enfermés dans une pièce pendant 4 heures ne pouvait qu’aboutir à cet acte là, mais elle se disait que le médicament avait quand même bien aidé à le réaliser.


-          On fait quoi maintenant ? Demanda Cuddy en se rhabillant.
-          On est drogués, je ne pense pas que ça compte.
-          Vous ne comptez pas le dire à Stacy ? Je croyais que vous vouliez rompre avec elle, c’est  peut être un moyen de lui annoncer.
-          Je veux rompre avec elle, pas lui briser le cœur. Dit House, peut être un peu sèchement. Et puis ce n’est pas comme si vous et moi étions maintenant ensemble. Ajouta-t-il sur le  même ton.


Cuddy acquiesça en se pinçant les lèvres. Ils n’étaient peut être pas ensemble, mais l’entendre la dénigrer lui faisant tout de même mal au cœur.





t = H + 4h00 min


House et Cuddy sortirent enfin de la salle. Un peu de gêne, de soulagement, de honte (pour Cuddy). Ils croisèrent Wilson et Stacy qui avaient à peu près les mêmes têtes qu’eux. Stacy s’approcha rapidement de House et lui prit la main pour l’emmener loin des 2 autres afin de lui demander de tout lui raconter. Cuddy fixa House s’en aller une boule dans la gorge et se tourna vers Wilson quand celui-ci passa sa main sur son épaule.


-          Vous l’avez fait, hein ?
Cuddy hocha la tête en se pinçant la lèvre inférieure. Comment cet homme faisait-il pour toujours deviner ce qu’il se passait entre House et elle ?
-          Et vous ?
-          Le médicament m’a trop drogué, j’ai fait un numéro de strip-tease devant Stacy et je suis tombé amorphe sur le sol en voulant m’approcher d’elle pour l’embrasser.


Cuddy rit de la maladresse de Wilson, et surtout parce qu’elle l’imaginait parfaitement faire ce qu’il lui avait dit. Elle lui prit la main en riant aux éclats et lui promis de lui payer un café s’il gardait pour lui ce qu’il avait deviné.




t = H + 14 jours


-          Nous avons vos résultats de prise de sang que nous vous avons faites faire il y a 4 jours simplement au cas où. Comme ce à quoi nous nous attendions, rien d’anormal ; tout est en règle.


Des soupirs de soulagement se firent entendre, ils avaient plutôt mal dormis depuis l’essai clinique.



-          Grâce aux remarques et conclusions que vous avez tirées des effets produits sur votre partenaire, nous avons pu faire avancer notre recherche. Nous avons le plaisir de vous annoncer que le Bedex® sera bientôt commercialisé avec quelques contrindications que nous avons surtout remarqués chez vous Docteur Wilson et Stacy Warner.
-          Donc tout est en ordre chez nous pour qu’on vous autorise à le commercialiser ? Demanda Cuddy, voulant absolument se rassurer.
-          Oui. Enfin nous avons remarqué quelque chose chez vous Docteur Cuddy, votre taux d’HCG est élevé, environ 80 mIU/Ml.


Cuddy ouvrit grand les yeux et fixa le directeur de la firme. C’était une blague ? Elle fit le tour de la table avec ses yeux et s’attarda sur House qui paraissait aussi choqué qu’elle.



-          Sérieusement ? Et vous n’avez fait que discuter avec quelques rapprochements par-ci par-là ? Même moi j’ai compris qu’elle était enceinte, crétin ! Hurla Stacy à l’intension de House.
Elle se leva de table et quitta la pièce en furie.



Cuddy ouvrit la bouche, les larmes affluant et la respiration de plus en plus difficile. Enceinte, elle était enceinte de House.



-          En fait c’est une espèce de viagra votre truc. Dit soudainement Wilson, surpris mais également heureux pour ses amis. Un viagra rose quoi.
 
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MessagePosté le: Jeu 8 Nov - 00:46 (2012)    Sujet du message: [Concours n°6] Les votes Répondre en citant
FanFiction n°3 :

"Dans le gaz"
 



Se déroule après le 05x10. Cuddy n’a pas encore sa frange d’abstinence.
 
Foreman rangea le stylo dans sa blouse puis déposa le calepin sur le bureau tandis que le docteur Taylor s’installait sur son siège.
_ Vous avez fini votre compte rendu ? demanda le chercheur en réprimant un bâillement.
_ Tout est là. répondit le neurologue. Avec en pièces jointes les résultats de l’étude sur mon collègue, le Docteur Taub.
_ Parfait. Il semblerait qu’il ne manque plus que celui du Docteur House.
Foreman réprima difficilement un sourire. Connaissant son supérieur, il savait que Taylor allait attendre longtemps.
_ Avez-vous des remarques en particulier dont vous voudriez me faire part ?
_ Très sincèrement, il se pourrait que les résultats soient faussés pour le Docteur Taub. J'ai appris par la suite qu'il avait pris des cachets pour une migraine, trois heures avant l'essai.
_ Hum, je vois. C’est embêtant.
Le neurologue hocha la tête puis se dirigea vers la sortie. Il s’arrêta un instant et tourna une dernière fois son regard vers le chercheur.
_ Ah. Et j'ai cru déceler par la suite une curieuse propension à la confession.
_ Hum... émit à nouveau un Taylor pensif.
 
 
Dans le gaz
  Dix heures plus tôt.
 
House roula des yeux.
 
Que faisait-il dans le bureau de sa supérieure déjà ?
 
Il se rappelait vaguement avoir atterri sur le canapé du cabinet de son meilleur ami après une nuit blanche gâchée à élucider une tuberculose osseuse.
Un peu plus tard, il avait été extirpé d’un sommeil sans rêves par l’odeur d’un café et de beignets qu’il s’était alors empressé de libérer de la poigne de Wilson avant que celui-ci n’ait eu le temps d’esquisser le moindre geste défensif.
Tout en enfournant les beignets en entier dans sa bouche, il s’était attendu à être assommé de questions de rhétorique de  la part de l’oncologue. Après tout, trois jours plus tôt, il lui avait asséné maintes et maintes fois qu’il lui fallait faire un grand pas dans sa relation avec Cuddy.
Et ce grand pas, il l’avait fait.
Il en avait fait même deux.
De sa moto au perron. Du perron à sa moto.
Encore.
Toujours cette même distance, mais cette fois-ci avec une certaine confusion.
Il s’était attendu à ce qu’elle l’appelle ou lui envoie un message par rapport au bureau…
 
Et face à cette maison plongée dans le noir, il avait à nouveau fini par abandonner, ne se sentant plus l’audace de défoncer sa porte à coups de canne.
 
Après cette nuit, il s’était retrouvé avec deux cas se chevauchant sur les bras. Il n’avait pas eu une minute à lui depuis.
 
Il s’était donc attendu à ce que son ami lui saute à la gorge, qu’il lui sorte malicieusement qu’offrir un meuble à sa supérieure était considéré comme une demande en mariage dans certaines tribus… Mais il n’en avait rien fait.
Et ça l’avait préoccupé, au point qu’il se demandât si Wilson était mourant.
 
Par la suite, celui-ci avait été bref et s’appliquait à le virer de son bureau en prétextant avoir un rendez-vous quand la doyenne avait débarqué dans la pièce, le visage fermé.
House avait vu l’oncologue se raidir à sa vue mais il n’avait pas relevé, trop occupé à dévorer sa supérieure du regard en se demandant si elle avait compris, à travers son cadeau, qu’il lui présentait ses excuses.
 
Elle s’était adressée à lui, distante et froide.
Pour toute réaction, il avait cligné des yeux avant de boire une gorgée du café.
Elle avait à nouveau formé des mots avec sa bouche, mais il était resté à mille lieux des phrases qu’elle formait et des informations censées remonter jusqu’à son cerveau.
 
Car à ce moment, il n’avait eu qu’une envie.
Dormir.
 
De son côté, elle avait semblé n’avoir qu’un seul désir.
L’emmerder.
 
Et il avait su qu’il allait devoir encore s’en contenter. Au même titre qu’il s’en était contenté ces dernières années. Parce que la laisser l’emmerder c’était profiter de sa présence et de son attention, ne serait-ce que cinq petites minutes. Des minutes qu’il chérissait bien malgré lui et pendant lesquelles, il ne courait aucun risque de la blesser… Même si, professionnellement parlant, c’était une vraie plaie.
 
D’ailleurs, à cette pensée, il avait soupiré de fatigue. Elle l’avait remarqué, ça l’avait agacée. Wilson avait grogné. Elle l’avait fusillé du regard avant de mettre en joue House.
 
Le diagnosticien avait alors vidé son gobelet et s’était levé, constatant ironiquement combien elle était avenante alors qu’il venait de se taper deux cas sans rentrer une seule fois chez lui.
Il lui devait bien ça après tout… un peu de brusquerie.
Il l’avait alors vu se crisper à ces quelques mots mais il s’en était foutu royalement sur le moment.
Parce qu’elle était belle.
Parce qu’elle s’était faite belle... Et à cette pensée, il avait déglutit difficilement en se demandant pour qui.
 
Elle avait rajouté quelque chose en faisant signe de lui emboiter le pas. Alors il l’avait suivi. Il ne savait plus trop pourquoi… mais il l’avait suivi dans un silence quasi religieux. Quelque chose l’avait inexorablement attiré dans ses filets…
Son nouveau parfum peut être.
Elle ne portait pas de décolleté plongeant.
Oui, son parfum. C’était sûrement ça.
 
Et maintenant, il se retrouvait pris au piège ; debout au milieu de son bureau, nonchalamment appuyé contre sa canne.  Elle lui faisait un listing de ses dernières insubordinations. Rien de bien méchant.
Mais il n’était pas bête. Un peu distrait par ses mèches ébènes qui virevoltaient peut-être, mais définitivement pas bête.
Il savait que les reproches sur les IRM, biopsies et autres analyses coûteuses de la dernière semaine n’étaient qu’une introduction à un sujet délicat qu’elle se refusait d’aborder tout de suite avec lui. Un sujet dont Wilson était au courant et pour lequel il ne semblait pas être du même accord que la doyenne.
 
_ Vous savez combien ça coûte à l’hôpital House ?! En avez-vous-même conscience ?!
 
Il réajusta sa prise sur sa canne et fit craquer sa nuque, ne la lâchant pas du regard.
 
Il ne savait pas trop dans quelle émotion il pataugeait, si c'était de l'énervement, de l'entichement, de la fatigue...
Mais il était sûr d'une chose : A cet instant précis, elle l'horripilait et il avait envie de l'embrasser.
 
_ Et à chaque fois, ça vous passe par-dessus la tête !
 
Il haussa les épaules, ne sachant nullement de quoi elle parlait. Il la vit se mordiller la lèvre inférieure malgré elle, contrariée.
 
Dieu qu'il avait envie de l'embrasser.
 
_ House ! Vous m'écoutez au moins ?!
Merde.
_ Bien sûr que non ! admit-il en détachant subitement le regard de son objet de convoitise. Vous êtes comme un de ces vieux disques qui tournent sans arrêt ! Je ne vois pas l’intérêt d’écouter ce que je connais déjà par cœur !
 
La doyenne se renfrogna, excédée. Elle n’était pas dupe, elle l’avait vu fixer ses lèvres mais elle était bien trop en colère contre lui pour se sentir flattée. Et à cette colère se mêlait une déception telle qu’elle n’avait même plus la force de lui tenir tête. Il était temps pour elle de tourner la page, même si la douleur qui en résultait semblait se décupler jour après jour.
Surtout depuis ce jour…
Elle se pinça les lèvres puis repartit à la charge :
_ Vous me ferez le double de vos consultations cette semaine !
Il opina silencieusement.
Il ne les ferait pas et elle le savait.
_ Sympa votre bureau. fit-il remarquer d’un ton se voulant détaché.
Elle se crispa, mal à l’aise, un tas de souvenirs et d’émotions remontant subitement à la surface. Le diagnosticien scruta un long moment son visage fermé avant de juger bon de changer de sujet. Il lui sembla qu’il ne tirerait rien d’elle aujourd’hui.
 
Alors qu’elle se remettait les idées en place, il reprit la parole.
_ Et si on sautait les préliminaires pour en venir aux vraies raisons pour lesquelles vous m’avez fait venir à votre bureau ? Je n’ai pas dormi de la nuit mais mon cerveau fonctionne toujours.
Puisqu’il introduisait le sujet…
Cuddy se lança sans sourcilier :
_ Ça tombe bien, parce que je vous ai trouvé une activité pour laquelle vous pourrez l’utiliser sans trop le fatiguer.
_ Coucher avec vous me fatiguera autant mentalement que physiquement mais je ne suis pas contre.
Elle ignora sa dernière remarque et enchaina en durcissant le ton :
_ Le Docteur Erwan Taylor a besoin d’un nombre assez important de médecins pour un essai clinique…
_ C’est un hôpital universitaire Cuddy, démerdez-vous pour trouver des candidats. l’interrompit-il en comprenant parfaitement où elle voulait en venir.
_ C’est mon hôpital House et jusqu’à maintenant je suis votre patron. répliqua-t-elle du tac-o-tac.
Le diagnosticien soupira bruyamment. Qu’elle était chiante à ne jamais se démonter ! De façon générale, il aimait ce trait de caractère chez elle mais là, ça l’irritait plus qu’autre chose.
_ Je suis crevé ! Je mérite un peu de repos après toutes ces heures passées sur mon dernier cas !
_ Vous pourrez vous reposer en bossant pour Taylor. Vous n’aurez juste qu’à vous allonger et noter des observations. Ça ne vous prendra pas la journée, juste quatre heures. D’ailleurs, Foreman est déjà au courant et semble…
 
House ferma un instant les yeux, réfléchissant à toute allure. En temps normal, Cuddy ne lui aurait jamais demandé d’aller perdre son temps avec les chercheurs de l’hôpital. Entre les cas et les consultations qu’il lui devait, il avait bien à faire... De plus, ses arguments reposaient principalement sur son statut de supérieure hiérarchique…
Elle lui en voulait pour quelque chose et il était certain que cela n’avait rien à voir avec l’épisode de la main sur son sein. En prime, elle semblait vouloir se débarrasser de lui tout en étant certaine de savoir où il serait localisé…
Il rouvrit les yeux et la fixa, frappé par la solution.
 
Cuddy, quant à elle, continuait de lui exposer la situation, inconsciente du trouble soudain qui agitait son employé.
_ … Alors si Foreman et les autres sont tentés par l’expérience, je ne vois pas en quoi je devrais me laisser enquiquiner par un médecin qui fait à peine le quart du travail que je lui demande ! Et je suis certaine que cet essai va vous intéresser malgré vous, Taylor a mis au point…
_ Ok.
Elle se tut puis le dévisagea, interloquée.
_ Ok ? reprit-elle, n’en croyant pas ses oreilles.
_ Ok. répéta-t-il simplement avant de lui donner son dos.  Si les autres sont partants, je ne vois pas pourquoi je m’y opposerais. Mais avant toute chose, j’ai une douche à prendre.
_ Très… Très bien. conclut la doyenne. Vous me rejoindrez au quatrième étage après ça.
Elle ne pensait pas qu’il plierait si facilement…
« Sûrement la fatigue.» pensa-t-elle.
Alors qu’elle l’observait traverser le hall en clopinant rapidement, elle l’entendit distinctement lâcher un sonore :
_ Vous me rejoignez quand vous voulez sous la douche Docteur Cuddy !
Elle grinça des dents.
 
*** 
  _ Voyons Taylor, il ne va pas vous manger. rassura Cuddy d’une voix quelque peu compatissante.
_ Vous êtes sûre qu’on parle du même Grégory House ? répliqua celui-ci en triturant nerveusement son stylo.
_ House a un goût prononcé pour la recherche. Vous verrez, il vous surprendra.
Le chercheur grogna légèrement avant de reporter son attention sur les infirmiers qui s’afféraient à équiper les différentes cellules d’observation.
Il ne savait pas trop pourquoi le Docteur Cuddy avait insisté pour que House fasse partie de la liste des médecins participants. De plus, à cause de sa consommation quotidienne de Vicodin, le produit du jour à tester lui était contre indiqué ; ce qui lui retirait un sujet précieux à observer.
_ En parlant du loup… chuchota la doyenne en lui montrant d’un signe de tête son collègue qui venait de débarquer.
_ 10 heures ! Le grand Grégory House fait son apparition, frais comme un gardon ! On finit quand ?! s’exclama-t-il avec force.
Taylor lança un regard implorant à sa supérieure. Elle l’ignora en faisant mine de se concentrer sur la liste des médecins qu’elle avait en mains.
Quatre enjambées plus tard et le diagnosticien se retrouvait à leurs côtés.
_ Docteur House. salua le chercheur.
_ Elisabeth. répondit-il
Taylor tiqua et lança de nouveau un regard significatif à la doyenne. Elle fit mine de dépoussiérer sa manche.
_ Et cet essai ? C’est à quel sujet ? relança House en observant le monde qui les entourait.
_ Aujourd’hui, nous testons une nouvelle solution pour la relaxation et la désinhibition.
_ Hum… Intéressant. J’ai hâte de commencer.
Cuddy sourit victorieusement.
_ Vous voyez. glissa-t-elle à Taylor qui n’en revenait pas de ne pas être mort noyé sous une vague d’insultes.
House tendit le bras vers l’une des caisses médicales et en sorti une seringue.
_ C’est le produit ? questionna-t-il en la détaillant avec attention.
_ Oui ! Un exemplaire est d’ores et déjà disponible dans votre cellule d’observation. Le docteur Bryan devrait nous rejoindre d’ici quelques minutes. Ce sera votre sujet. exposa le chercheur. Josh le branchera à l’électrocardiogramme qui imprimera au fur et à mesure les courbes cardiaques et une série de calculs binaires. Ainsi, vous pourrez les étudier tout en observant le sujet.
Le diagnosticien hocha la tête d’un air entendu.
_ Parfait. finit-il en retirant le capuchon de la seringue. Cela promet d’être vraiment passionnant.
_ Et comment ! renchérit Cuddy avec son sourire bureaucratique. Sur ce, je vous laisse Messieurs et je vous souhaite bon cou…
Elle hoqueta subitement de douleur en sentant une aiguille se ficher brièvement dans son cou.
Elle se plaqua alors vivement une main sur la nuque et tourna mécaniquement la tête en direction de House, partagée entre effarement et complète horreur.
_ Oups. émit celui-ci d’un air impitoyable.
Elle ne dit rien, encore sous le choc. Elle se contenta simplement de le fixer, constatant malgré elle que le bleu clair de ses yeux avait laissé place à une teinte plus sombre.
Elle voulut parler, dire quelque chose, réagir… Mais rien ne vint.
Elle venait de réaliser que House l’avait piégée et qu’elle allait devoir passer les quatre prochaines heures en sa compagnie.
Elle entendit à peine Taylor glapir nerveusement quand House lui lança la seringue vide avant de se diriger vers la cellule. Elle ne vit pas non plus l’un des infirmiers de rapprocher d’elle avec les électrodes…
La main toujours sur la nuque, elle s’énumérait juste les différentes façons de tuer un homme.
Lentement, et dans la douleur la plus totale.
 
*** 
  _ Vous allez rester muette pendant les trois heures qui vont suivre ? Pas que ça me déplaise ; ne pas entendre votre agaçante voix rauque ravi mes oreilles…
Il mentait, il adorait le timbre de sa voix.
_ Mais quitte à être coincés ici, autant se taper la discut’ non ? Et si vous me parliez de lui ?
Elle se crispa mais se borna à l’ignorer sans broncher, réajustant sa position sur le lit.
House continua le plus naturellement possible, réussissant malgré lui à gommer toute déception dans sa voix.
_ Il est brun ? Blond ? Petit ? Gros ?
Elle expira longuement. Au moment même où elle s’était retrouvée enfermée dans cette pièce avec lui, rattachée à ces électrodes, elle avait compris qu’il avait tout deviné. Elle le maudissait, lui et sa perspicacité.
Voyant qu’elle ne lâcherait pas prise aussi facilement, House décida d’augmenter la pression d’un cran. Il se leva de son siège et se rapprocha d’elle doucement. Elle n’émit aucun mouvement, bien décidée à ne rien laisser paraitre. Il en profita pour frôler son oreille droite de ses lèvres.
_ Est-ce qu’il  me ressemble ?
Le cœur de Cuddy manqua un battement avant de pomper son sang à une vitesse ahurissante, ce que ne manqua pas la machine de signaler par des petits bruits stridents.
Un léger sourire étira les lèvres du diagnosticien tandis qu’un imperceptible grognement franchissait celles de sa supérieure.
Elle ferma un instant les yeux, s’exhortant au calme. Il fallait qu’elle continue de l’ignorer, c’était tout ce qu’il méritait. Elle avait bien réussi à le faire pendant une heure, il lui fallait juste tenir trois de plus… Sa mâchoire se serra. Pourquoi se leurrer ? Elle ne pourrait pas tenir aussi longtemps. Au diable l’essai clinique, il était temps qu’elle reprenne le dessus et qu’elle gagne cette partie !
House n’avait pas bougé d’un millimètre, se délectant de la situation et de la proximité de son corps. Il espérait bien que la solution prendrait effet, voir la doyenne de l’hôpital désinhibée promettait d’être un spectacle intéressant.
_ Il utilise une canne lui aussi ?
C’en était trop. Elle se saisit de la deuxième seringue et la planta subitement dans le cou de son employé. Il se redressa vivement dans un cri de protestation, croisant au passage son regard assassin.
_ Mais vous êtes malade ! Je suis sous Vicodin ! s’exclama-t-il en retirant prestement l’aiguille de son cou.
_ Et j’espère bien que le savant cocktail qui va suivre cette injection vous abrutira assez pendant les prochaines heures !
_ Vous ferez moins la fière quand je tomberai dans le coma ! répliqua-t-il.
_ Je me ferai au contraire le plaisir de vous libérer une chambre House !
Il soupira. Il espérait la faire sortir de ses gongs, mais pas à ce point.
_ Il est brun, de taille moyenne, il a quarante-cinq ans et lui au moins ne passe pas son temps à m’envoyer des signaux contradictoires ! cracha-t-elle.
Elle avait fini par craquer. Comme toujours.
Il fronça les sourcils, passablement contrarié.
_ Et c’est vous qui dites ça ?!
La doyenne ouvrit puis referma la bouche sans rien dire, la colère ne cessant de croitre.
_ Vous m’aguichez un temps comme une adolescente en rut et du jour au lendemain, vous sortez déjà avec le premier venu !
_ Ma main, votre tête et le mur. Ça vous laisse vaguement entendre quelque chose House ?! persiffla-t-elle en refoulant son envie de lui fracasser l’électrocardiogramme sur le crâne.
_ La menace physique maintenant… Vous avez décidément le don de m’exciter ! railla-t-il en se massant énergiquement la nuque.
_ Et vous semblez avoir la mémoire courte House ! A moins que cette blonde vous ait sucé tout votre pognon il y a trois jours au point que vous rétrogradiez !?
_ Oh. émit-il faiblement en laissant son bras retomber le long de son corps.
C’était donc ça…
Il se retint de lui répliquer sarcastiquement que si elle avait eu à sucer quelque chose, ça n’aurait pas été son argent et regagna son siège.
Après s’être jaugés un instant en attendant une nouvelle attaque verbale, ils finirent par se murer dans un silence de plomb.
 
Au bout d’une demi-heure, la rage de Cuddy avait fini par s’évanouir. Elle avait mis cela sur le compte du produit distillé dans son sang et s’était alors calée confortablement dans le lit en se disant qu’il valait mieux profiter de cette douce torpeur qui l’engourdissait agréablement.
Elle se sentait bizarrement bien. Même trop bien. Taylor avait décidément fait du bon boulot…
Un léger gémissement  sur sa gauche la tira de ses pensées. Elle s’était sentie tellement reposée qu’elle en avait fini par oublier la présence du diagnosticien.
Intriguée, elle tourna la tête dans sa direction, toujours allongée sur le flanc.
Il était en train de tirer nerveusement sur son col en poussant des soupirs d’agacement.
Alerte, Cuddy se redressa totalement.
_ Tout va bien House ?
Il ne répondit pas tout de suite, trop occupé à distendre son T-shirt.
_ House !
_ On crève de chaud ici. Vous n’avez pas chaud ?
La doyenne leva les sourcils, interloquée. La température de la pièce était tout sauf chaude, voire même tempérée.
_ Non House. Il fait même frais. finit-elle par répondre. Arrêtez de vous agiter.
_ Je ne suis pas agité Cuddy. Je vais très bien. Je vais même super bien. répondit-il d’un ton calme qui tranchait avec l’effervescence qui émanait de son corps.
Cuddy parcourut la pièce du regard et aperçut sur le petit meuble à pharmacie une bouteille et des gobelets.
_ Prenez de l’eau, vous vous sentirez mi… Qu’est-ce que vous faite ?!
Alors qu’elle s’était de nouveau concentrée sur lui, elle l’avait vu déboutonner sa chemise et la jeter au sol.
_ Ça ne se voit pas non ? répondit-il toujours aussi calmement avant d’attraper à deux mains les bords de son T-shirt.
Elle entrouvrit la bouche de surprise quand il retira son haut le plus naturellement du monde.
 
Instant de flottement.
Elle ravala difficilement sa salive, le rouge lui monta aux joues.
 
_ House… Vous êtes à moitié nu. finit-elle par constater bêtement sans pour autant lâcher son torse découvert du regard.
_ Et vous, vous êtes définitivement trop habillée.
Elle s’apprêtait à répondre quand son regard tomba plus bas.
Son jean bâillait.
Elle ferma instantanément les yeux.
Oh mon Dieu son jean bâillait !
 
Elle ne sut pas combien de temps elle resta ainsi ; raide, les paupières closes et le rythme cardiaque quelque peu perturbé mais le bruit distinct d’une boucle de ceinture la ramena vite à la réalité.
Il était en train de déboutonner son jean. Elle paniqua.
_ House ! Bon sang ! s’écria-t-elle en arrachant les électrodes de son bras droit.
Elle sauta du lit et fondit dans sa direction tandis qu’il baissait sa braguette.
_ Stop ! ordonna-t-elle en posant une main autoritaire sur la sienne.
Il se figea.
_ Qu’est-ce que j’ai encore fait ? demanda-t-il tristement, visiblement blessé par son ton.
Elle cligna plusieurs fois des yeux, perturbée.
_ Vous… Je… Quoi ? finit-elle par balbutier en se demandant ce qu’il lui arrivait.
L’expression douce de son visage jurait avec la situation dans laquelle ils se trouvaient. Pire. Ces traits reposés et ce bleu quasi serein… Elle ne les avait pas revus depuis au moins vingt ans.
Elle fit un pas, il en fit un autre. Leurs mains n’avaient pas bougé d’un iota. Le souffle de House faisait virevolter quelques mèches de sa supérieure qui, perdue dans son regard, n’y prêtait aucune attention.
_ Cette fois-ci, je n’ai vraiment pas fait exprès. finit-il par dire en brisant le silence.
_ De quoi ? D’essayer de vous mettre à poil en ma présence ? tenta de plaisanter la doyenne.
Il ne rentra pas dans son jeu.
_ De vous blesser. précisa-t-il simplement.
La gorge de Cuddy se noua.
_ D’habitude, vous ne parlez pas autant House. déclara-t-elle difficilement.
_ Humpf… Je pourrais tenter un accio bureau même si je suis quasiment certain d’être un moldu.
Les lèvres de la directrice s’étirèrent en un léger sourire.
_ Je crois que je suis dans le gaz. constata le diagnosticien.
Elle hocha distraitement la tête.
Il laissa retomber sa main, faisant alors celle de Cuddy rencontrer son jean.
Ses doigts effleurèrent bien malgré elle le bord cotonneux de son caleçon puis la peau tendue de son ventre. Elle se sentit faible tout d’un coup, incroyablement faible. Et la vue de cette légère ligne de poils qui disparaissait sous le tissu n’arrangeait rien à son trouble.
_ Cette fille, je l’ai payée pour chanter Coconut…. marmonna-t-il.
_ Hein ? Pardon ?!
Elle secoua légèrement la tête afin de reprendre ses esprits.
_ Rien. susurra-t-il.
Elle l’observa un moment. Il était bel et bien dans le gaz pour ne pas s’être rendu compte qu’elle le caressait et que son souffle s’était considérablement raréfié depuis qu’il s’était serré contre elle.
_ Faut vous rebrancher. finit-il par trancher en s’éloignant tout en reboutonnant son jean.
Elle se retint de justesse de protester contre cette soudaine distance entre eux et retourna sur le lit.
 
Alors qu’il s’appliquait soigneusement à repositionner les électrodes sur son bras, il reprit la conversation d’un ton neutre.
_ Vous vouliez vous débarrasser de moi. Au moins pendant trois heures… C’est pour ça que vous vouliez me forcer à participer à l’essai clinique. Wilson était au courant et bien entendu, il n’a pas cautionné votre plan. Vous vouliez avoir ce rendez-vous dans mon dos parce que vous avez peur de ce que ça implique.
Cuddy ferma un instant les yeux alors que l’électrocardiogramme émettait des bruits un peu plus stridents que d’ordinaire. Finalement, elle regrettait le House bourru et fermé qu’elle côtoyait tous les jours. Ce House confident et bavard était flippant et la mettait mal à l’aise.
_ C’est ridicule… souffla-t-elle enfin.
_ Sortir avec un autre, au stade de notre relation équivaut à me tromper. répliqua-t-il posément.
Sa supérieure inspira profondément. Ils étaient en train d’avoir enfin une conversation d’adultes et même s’ils étaient tous les deux dans les vapes à cause du produit, elle devait bien admettre que passer à côté de cette opportunité serait une erreur.
_ Vous êtes certain que nous avons une relation House ? Parce que j’ai l’impression que vous mettez un point d’honneur à ce que nous n’ayons aucune relation. Oui j’ai voulu me débarrasser de vous, et non ce n’est pas parce que je me sens mal à l’aise de sortir avec quelqu’un qui n’est pas vous mais parce que vous sabotez tous mes rendez-vous.
Il fut secoué d’un léger rire nerveux.
_ Détrompez-vous Cuddy, vous êtes assez douée pour saboter vous-même vos rendez-vous ! se moqua-t-il. Au final, ils ne partent pas à cause de moi mais à cause de vous. Parce que vous voulez qu’ils partent.
Il avait raison. Elle ne chercha donc pas à démentir.
_ Qu’est-ce qu’on fait alors ?
_ Rien. J’vous aime bien… Alors je vais continuer à vous emmerder sans rien tenter de concret.
Elle sourit avec lassitude. Elle avait pris conscience que cette situation ne pouvait plus durer. D’une façon ou d’une autre, cette année, leur relation allait évoluer.
_Vous n'êtes pas fatigué House? De constamment me tirer les couettes?
_Vous n'avez jamais eu de couettes Cuddy, sauf dans mes fantasmes. grommela-t-il.
Elle rit, totalement détendue.
Mieux valait passer à un autre sujet.
 
Alors ils discutèrent ainsi pendant une heure, de tout et de rien, ne se cachant pas du bonheur qu’ils éprouvaient à communiquer aussi aisément ; se demandant même s’ils réussiraient à retrouver cette complicité une fois qu’ils quitteraient la cellule d’observation… Une fois que le produit ne ferait plus aucun effet…
Puis House décida soudainement de s’intéresser un minimum à l’essai clinique, proposant à la doyenne d’étudier la bande imprimée par le cardiogramme. Elle ne s’y opposa pas, trop contente qu’il daigne enfin faire son métier sans un couteau sous la gorge. Elle ne lui fit d’ailleurs pas non plus remarquer qu’il était toujours torse nu.
« Autant allier l’utile à l’agréable. » pensa-t-elle.
 
Elle le trouva beau, ainsi penché sur la feuille de calculs, les sourcils froncés et le pouce dessinant de petits cercles sur sa barbe de trois jours. Alors qu’elle l’observait à la dérobée, une sensation familière s’empara de son bas ventre et elle dut se pincer les lèvres pour ne pas gémir. Par chance, House n’avait pas remarqué son trouble, trop occupé à tenter de déchiffrer les striures qui se dessinaient sur la page des résultats.
Ciel, qu’il était attirant. Elle devait se faire violence pour ne pas l’attraper par les épaules et l’embrasser furieusement. Elle avait envie de lui et plus cette pensée ce frayait un chemin jusqu’à son cerveau, plus elle serrait les jambes convulsivement.
La machine recommença à s’emballer.
Elle cessa de respirer alors qu’il relevait la tête dans sa direction.
Foutus électrodes !
Quand son regard accrocha le sien, elle se sentit fondre devant l’air perplexe qui émanait de ses yeux bleus. Il se redressa en prenant appui sur la petite table, faisant rouler doucement les muscles de son dos.
Nouveau cri strident de la machine.
Elle le vit se figer un instant, semblant inquiet par un tel emballement puis se rapprocher d’elle, scrutateur. Elle retint son souffle malgré elle tandis que son visage s’arrêtait à quelque centimètre du sien.
_ Vos pupilles sont dilatées Docteur Cuddy. déclara-t-il d’un ton caverneux.
_ Les vôtres aussi. ne put-elle s’empêcher de noter à voix haute.
Il fixa un instant ses lèvres avant de porter son attention sur sa nuque. Il y déposa délicatement deux doigts. Elle se sentit défaillir.
_ Votre pouls est irrégulier. fit-il remarquer.
_ Votre respiration est anarchique. répliqua-t-elle du même ton.
_ Je sais. se contenta-t-il de dire.
_ Je suis toujours en colère House.
_ Je sais. répéta-t-il en rapprochant son visage.
_ Vous avez envie de m’embrasser…
C’était plus une constatation qu’une question. C’est pourquoi il n’ajouta rien, se contentant d’effleurer imperceptiblement ses lèvres des siennes.
_ J’ai envie de vous House. souffla-t-elle, totalement éprise.
_ Je sais.
Il combla la distance.
La machine atteignit son pic le plus aigüe.
 
 
 
 
FIN.
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